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Mercredi 26 mars 2008
N°343 - Les Dossiers d'Irak 25/03 (FIN) : cinq années d’occupation, cinq années de destruction
N°343   Les Dossiers d'Irak

25/03/08                                   Par M.Lemaire         


Sommaire : (suite)

3-8 Point de vue de Axel Roduit : Campagne électorale, la guerre est à l'agenda.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Aaron Glantz  “Soldat d’hiver” : “Ces crimes qu’en Irak j’ai commis en votre nom”.

5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Marianne Ranke-Cormier : Irak : un anniversaire ? Oui, fêtons aujourd’hui celui de l’Europe qui a capitulé face à l'Amérique ...

5-2 Irak : Elimination de l'intelligentsia du pays

1 En Irak, les forces d'occupation états-unienne ont organisé l'élimination de l'intelligentsia du pays,

2 Un rapport de Shabakat: « Que faire de l'Irak sauf à détruire ses cerveaux » : Madeleine Albright !

 
5-3 The Power of Nightmares. Al-Qaïda, pure création des services secrets américains.

3-8 Point de vue de Axel Roduit : Campagne électorale, la guerre est à l'agenda.

Longtemps relégué au second plan dans la campagne électorale, le débat sur la guerre en Irak a resurgi à l'occasion de ce jubilé et de la récente visite du candidat républicain John McCain à Bagdad, sa huitième depuis l'invasion du pays en 2003.
John McCain a fait du dossier irakien une clef de son succès. Il soutient sans férir l'engagement américain et assure que la décision prise l'an dernier d'envoyer 30'000 soldats américains supplémentaires sur place "porte ses fruits".
Les candidats démocrates à la Maison Blanche ont marqué le 5e anniversaire de la guerre d'Irak, en soulignant mercredi leur volonté de mettre fin à ce conflit tandis que le républicain John McCain insiste pour maintenir des troupes jusqu'à la victoire.
La guerre en Irak est déjà plus longue que la Première et la Seconde Guerre mondiale et aucune solution n'est en vue, a affirmé Barack Obama à Fayetteville en Caroline du Nord. Le candidat démocrate a promis de "mettre fin" à cette guerre qui, selon lui, a rendu "l'Amérique moins sûre" et l'a isolée de ses alliés. Il prévoit de ramener toutes les troupes dans un délai de 16 mois.
Hillary Clinton de son côté a affirmé au cours d'un déplacement à Detroit qu'il n'y avait "pas de solution militaire" au conflit. Elle a promis de commencer à ramener les soldats américains dans un délai de 60 jours après sa prise de fonction sans toutefois donner un calendrier précis. Par ailleurs, elle a affirmé que c'était aux Irakiens de prendre en main les destinées de leur pays. "Nous ne pouvons pas gagner leur guerre civile", a-t-elle dit.
Axel Roduit/tsrinfo
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=8879637&wysistatpr=ads_rss_texte


3-9 Point de vue de Louis Lema : Irak, cauchemar électoral

• Derrière l'économie, la guerre en Irak est l'un des thèmes clés de la campagne présidentielle américaine. L'Irak ou l'économie? Jusqu'en novembre, ce seront les deux piliers de la campagne présidentielle américaine, les deux thèmes autour desquels les camps se formeront et s'affronteront. Cinq ans après le déclenchement de la guerre, son règlement a perdu un peu de son urgence aux Etats-Unis: le nombre de morts est en nette diminution depuis l'envoi de 30000 soldats supplémentaires il y a un an. Et la crise qui frappe des pans entiers de l'économie a pris la relève en tête des préoccupations des Américains.
Scénarios d'après-guerre
Mais l'Irak va revenir par la grande porte. C'est sur cette question que John McCain fonde sa légitimité pour rassembler le camp républicain, se posant en défenseur éclairé de la sécurité nationale et de la lutte contre le terrorisme. C'est sur l'expédition irakienne que s'appuie aussi Hillary Clinton pour dénoncer «l'échec» de l'administration actuelle, dont elle voit McCain comme le simple continuateur. Et c'est sur l'Irak que se base Barack Obama pour insister sur la pertinence de son «jugement»: des trois, il est le seul à ne pas avoir autorisé l'invasion du pays en tant que sénateur. Le seul, dit-il, à ne pas avoir donné «un chèque en blanc» à George Bush.
Mais au-delà? Hillary Clinton prône un retrait rapide, qui commencerait 60 jours après sa prise de fonctions. Ce serait un retrait de toutes les troupes de combat dans les 16 mois pour Obama. Et pas de retrait du tout pour McCain, qui envisage grosso modo de rendre permanente la présence américaine dans ce pays.
Les propositions des candidats paraissent donc claires, mais elles ne le sont pas. Combien de temps durerait le retrait «progressif» d'Hillary: des mois, des années? Qu'adviendrait-il des «troupes non combattantes», qui tentent de servir d'épine dorsale à ce pays décomposé, après que partiraient les brigades de combat comme le défend Obama? Et comment les Etats-Unis pourraient-ils se permettre de prolonger indéfiniment cette occupation qui représente un gouffre humain et économique et provoque l'hostilité mondiale?
Le tableau général est trop sombre pour qu'une campagne électorale puisse l'éclairer. L'implosion du pays, la guerre civile, un trou noir qui servirait à abriter les mouvements terroristes... autant de scénarios d'après-guerre que tous les analystes s'accordent à envisager et qui rendent aujourd'hui un retrait mal géré au moins aussi risqué qu'une présence maintenue.
Il y a quelques jours, une proche de Barack Obama, Samantha Power, a été dégradée. Elle avait certes qualifié Hillary de «monstre», mais elle avait aussi suggéré que le calendrier de retrait d'Irak proposé par son poulain n'était qu'indicatif. Après les promesses de campagne, la réalité: cet aveu lui a coûté son poste.
Bush persiste et signe
L'Irak est un casse-tête. Et cela, même pour le républicain McCain qui se targue d'en connaître toutes les finesses et qui a choisi ce 5e anniversaire pour rendre visite aux troupes sur le terrain afin d'«occuper» par sa présence le champ électoral. Le vétéran, qui est de toutes les commissions internationales et de sécurité au Sénat, s'emmêlait grossièrement les pinceaux: «Al-Qaida retourne en Iran, s'y entraîne et revient en Irak à partir de l'Iran. Le fait est bien connu», expliquait-il.

Al-Qaida est violemment sunnite, l'Iran chiite. Le sénateur Joseph Lieberman qui accompagnait McCain lui a murmuré quelques mots à l'oreille. «Je suis désolé, corrigeait le candidat: les Iraniens entraînent d'autres extrémistes, pas Al-Qaida»...
Au demeurant, entre l'Irak et l'économie, les électeurs américains ne doivent pas forcément choisir. Dans une étude publiée à l'occasion de cet anniversaire, le Prix Nobel Joseph Stiglitz et l'économiste Linda Bilmes se sont employés à traquer tous les coûts cachés de l'aventure irakienne (LT du 6 mars). Au-delà des aspects militaires à proprement parler, ils passent en revue d'autres conséquences, au premier rang desquelles l'augmentation du prix du pétrole, ou le traitement de dizaines de milliers de blessés de guerre. Bilan: 3000 milliards de dollars dépensés, pratiquement le double de ce que reconnaît le Congrès américain. «Aujourd'hui, le déficit de l'Amérique est tel qu'elle ne peut même plus sauver ses propres banques», estimaient les auteurs dans une interview.
Dans un discours au ton triomphaliste, George Bush expliquait néanmoins mercredi que le succès remporté en Irak après l'envoi de renforts justifie le haut coût humain et financier de la guerre. «Cela en valait la peine», commentait-il. Sans préciser toutefois s'il avait lu l'étude de Joseph Stiglitz.   L
uis Lema    New YorkJeudi 20 mars 2008


4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Aaron Glantz  “Soldat d’hiver” : “Ces crimes qu’en Irak j’ai commis en votre nom”.

 En 1971, une centaine de vétérans du Vietnam se retrouvaient à Detroit pour témoigner des atrocités qu’ils avaient perpétrées. Du 13 au 16 mars, des anciens d’Irak feront de même à Washington.

Des anciens combattants américains des guerres d’Irak et d’Afghanistan s’apprêtent à se rendre à Washington du 13 au 16 mars prochain pour témoigner sur les crimes de guerre qu’ils ont commis. La presse ne couvre pas aussi bien qu’elle le devrait la guerre d’Irak, car c’est un théâtre très dangereux pour les journalistes. C’est pourquoi l’opinion américaine a une image aussi fausse de ce qu’est véritablement ­l’occupation militaire, explique Liam Madden, un ancien marine qui milite aujourd’hui au sein de l’association Iraq Veterans Against the War [les vétérans d’Irak contre la guerre]. Cette association affirme que les exemples de brutalité américaine les plus médiatisés – comme le scandale de la prison d’Abou Ghraib et le massacre d’une famille entière d’Irakiens dans la ville d’Haditha – ne sont pas des incidents isolés commis par “une poignée de brebis galeuses” ; ils s’inscrivent dans la logique “d’une occupation de plus en plus meurtrière”. “Le problème auquel nous sommes confrontés en Irak, c’est que les politiciens au pouvoir ont créé un tel précédent d’illégalité que nous foulons aux pieds l’Etat de droit. Nous ne ­respectons pas les conventions internationales et, lorsque ce type de climat est ­installé, il est très propice aux actes criminels”, assure Logan Laituri, un ancien sergent de l’armée de terre qui a servi en Irak de 2004 à 2005, avant d’être rendu à la vie civile comme objecteur de conscience. Selon lui, ce précédent d’illégalité apparaît de façon manifeste dans les manuels de combat que les officiers distribuent à leurs hommes sur le front. Lorsqu’il était en garnison à Samara [au nord de Bagdad], par exemple, l’un de ses camarades a abattu d’une balle un homme désarmé qui marchait dans la rue. “Le problème, c’est que ce soldat n’a pas commis un crime au sens où l’on pourrait l’entendre, car les règles de combat stipulaient très clairement que personne n’était censé se promener dans les rues, poursuit Laituri. Mais c’est justement ce qui pose problème. On ne peut pas demander à des familles de tout quitter pour ­qu’on puisse bombarder tranquillement leurs maisons. Il est vrai que ce soldat peut se prévaloir de la loi pour se défendre, mais je ne pense pas que cela légitime ce type de violences.” L’association Iraq Veterans Against the War a baptisé son rassemblement “Soldat d’hiver” et s’est inspirée d’une manifestation semblable organisée il y a trente-sept ans par les vétérans du Vietnam. En 1971, plus d’une centaine d’anciens combattants réunis sous la bannière de l’association Vietnam Veterans Against the War s’étaient retrouvés à Detroit pour faire entendre leurs témoignages à leurs compatriotes. Les atrocités, comme le massacre de My Lai, avaient enflammé l’opposition à la guerre, mais les dirigeants politiques et militaires affirmaient que ces crimes n’étaient que des cas isolés. “Au début, ils sont allés jusqu’à nier purement et simplement le massacre de My Lai”, rapporte Gerald Nicosia, dont le livre Home to War retrace l’histoire la plus exhaustive qui soit du mouvement des vétérans du Vietnam. “L’armée américaine a toujours démenti ces accusations en les attribuant à quelques ‘soldats qui avaient disjoncté’ ou à une poignée de ‘mécontents’ auxquels on ne pouvait donner aucun crédit. Et c’est pour cela que les Vietnam Veterans Against the War ont organisé cette manifestation à Detroit en 1971. Ils sont tous arrivés avec leurs médailles et ils ont démontré qu’il y avait bien plus d’un ou deux mécontents.”

John Kerry*, alors lieutenant de vaisseau de 27 ans et qui avait servi au Vietnam, était dans le public. Trois mois plus tard, il interpellait le Congrès. En achevant ce qui devait devenir l’un des discours antiguerre les plus célèbres de l’époque, Kerry a déclaré : “Quelqu’un doit mourir pour que le président Nixon ne soit pas le premier président à perdre une guerre. Nous demandons aux Américains de réfléchir à cela, car comment peut-on demander à un homme d’être le dernier homme à mourir au ­Vietnam ? Comment peut-on demander à un homme d’être le dernier homme à mourir pour une erreur ?” Les citoyens et les anciens combattants américains se retrouvent aujourd’hui exactement dans la même situation, affirme M. Nicosia. “La population américaine dans sa grande majorité est maintenant très mécontente de la guerre en Irak et ne demande qu’à en sortir. Mais les ­Américains ont été élevés dans l’idée que l’Amérique est un pays bon, et je pense qu’il sera bien plus difficile de leur faire prendre conscience des atrocités que nous commettons au nom de l’Amérique que de surmonter les obstacles pour évacuer les troupes d’Irak.” Aaron Glantz  AlterNet 20 mars 2008
* Candidat démocrate à l’élection pré­si­­dentielle de 2004. Sources Courrier International Posté par Adriana Evangelizt
5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Marianne Ranke-Cormier : Irak : un anniversaire ? Oui, fêtons aujourd’hui celui de l’Europe qui a capitulé face à l'Amérique ...

Aux Etats-Unis, alors que Bush ne regrette toujours rien, ni sa guerre, ni ses morts (les GI comme tous les autres), les démonstrations et les marches se multiplient. Localisées dans les villes à très forte population immigrée, elles rassemblent les jeunes et les vétérans. Les américains sont dans la rue, ils réclament le retour de leurs troupes, la fermeture de Guantanamo et condamnent Bush et son gouvernement. Ils sont plus de 54% à penser que le monde se souviendra de l’intervention des Etats-Unis en Irak comme une des pires opérations, et surtout à ne pas vouloir imaginer quelle issue nous attend si nous persévérons à maintenir nos forces de guerre dans ces régions, comme l’Irak, l’Afghanistan ou le Pakistan. Mais que sont-ils aujourd’hui ces Américains qui marchent pour la paix alors que Bush continue à en présider la destinée, et que le monde a détourné d’eux  toute bienveillance ?

Et en Europe, où sont tous ceux qui se sont élevés en 2003 contre la guerre en Irak ?

Où sont tous ceux qui criaient contre Guantanamo et accusaient les Etats-Unis d’agir en tortionnaires ?

Avons –nous oublié que jamais les armes de destruction massive n’ont été retrouvées ?

Avons-nous oublié Abu Ghraib, la déchéance de tous ces prisonniers, tous ces irakiens qui ne nous avaient jamais rien demandé, morts pour une guerre que nous continuons à mener sans même plus savoir pourquoi ?

Quel politique européen élève aujourd’hui sa voix pour condamner cette guerre en Irak, ce « foutoir » en Afghanistan ?

Aujourd’hui ils prennent les visages de Sarkozy l’américaniste, de Merkel en visite officielle en Israël, et obstinément muette sur Gaza, de Tusk qui se soumet et remet l’armée polonaise à Washington... et qui arrivent aujourd’hui à nous faire croire que nous avons libéré un pays de la tyrannie et que nous devons à tout prix encore gagner cette guerre… Il ne me semble pas que nous avions choisi cinq ans auparavant cette voie là… Marianne Ranke-Cormier    20 mars 2008    Sources Newropeans    Posté par Adriana Evangelizt


5-2 Irak : Elimination de l'intelligentsia du pays

1 En Irak, les forces d'occupation états-unienne ont organisé l'élimination de l'intelligentsia du pays,

Non contentes d'avoir provoqué la guerre civile en Irak, les forces d'occupation états-unienne auraient organisé l'élimination de l'intelligentsia du pays, afin de le priver de tout avenir. L'Irak a perdu 5.500 savants depuis son invasion en Mars 2003, tués ou contraints d'émigrer en Asie du sud et en Europe de l'Est. Selon le Président de l'Académie de la Recherche Scientifique , le Docteur R'bîi, interviewé par le journal égyptien Al Badil : « l'élimination physique des scientifiques irakiens est une partie intégrante de la stratégie « du désordre organisé » suivie par les occupants depuis l'invasion du pays afin de faire plier les irakiens et de les soumettre». Les autorités israéliennes sont aussi accusées d'être impliquées dans cette entreprise. Elles auraient constitué « une armée secrète : l'armée républicaine secrète » forte de 150 hommes, disposant d'une liste de 800 scientifiques irakiens à ramener en Israël ou, à défaut, à liquider physiquement. (http://www.iraqirabita.org/index3.php?do=article&id=13084/).


2 Un rapport de Shabakat: « Que faire de l'Irak sauf à détruire ses cerveaux » : Madeleine Albright !
Ainsi, plus de 80% des éliminations d'intellectuels et d'hommes de sciences ont touché des universitaires, la moitié des victimes portait le titre de professeur ou de professeur adjoint et plus de la moitié d'entre eux exerçait à l'Université de Bagdad, suivie de celles de Bassora, Mossoul et Al Moustansiria. D'autre part plus de 62% des savants assassinés avaient un diplôme de doctorat et le tiers d'entre eux étaient spécialistes de sciences et de médecine.
Et le Docteur R'bîi d'ajouter : « le développement technologique de l'Irak a été un des motifs de l'invasion illégale de l'Irak et ce, en application de l'idée de Madeleine Albright qui avait déclaré (sic) :« Que pouvons-nous faire de l'Irak sauf détruire ses cerveaux, ce que les bombes atomiques ne sauraient faire ? La destruction des cerveaux irakiens vaut mieux
que son bombardement »
C'est pour cela que la première action des envahisseurs anglo-américains a été de détruire les organismes de recherche scientifique, les universités et les instituts, l'incendie des bibliothèques et des musées et le pillage systématique de leurs trésors. La meilleure preuve de ce que nous avançons est que l'Irak a perdu 5.500 savants depuis son invasion en Mars 2003, tués ou contraints d'émigrer en Asie du sud et en Europe de l'Est. Nous avons très bien compris la leçon !
Après l'enlèvement du Docteur Ali Mouhawech, doyen de la faculté d'Ingéniorat à l'Université Al Moustansirya et la découverte de son corps, les scientifiques irakiens se sont rendus compte qu'ils vivaient une situation inédite depuis l'invasion mongole en 1228.
Des universitaires avaient reçu des lettres contenant des balles et d'autres des menaces de mort. Ce début avait poussé des universitaires à demander des congés de longue durée pour des recherches à l'étranger.
La menace « de ramener l'Irak au moyen âge », proférée par James Baker au visage des responsables irakiens en 1991, pour les contraindre à coopérer avec son pays, s'est réalisée.
Cette menace signifiait simplement que « si vous n'acceptez pas nos conditions, votre pays sera entièrement détruit et ses structures de résistance démantelées, tout comme l'avait fait Hulagu lorsque ses armées avaient fait des eaux du Tigre un mélange de sang, d'encre et de papier !!!
Les anglo-américains connaissaient dans les moindres détails la teneur du projet scientifique et technologique irakien du président Saddam Hussein, qui consistait à doter l'Irak d'un système scientifique et technologique cohérent, capable de garantir l'indépendance nationale et d'en faire un pays avec lequel il faudrait compter.
C'est pour cette raison, que juste un jour après l'occupation de l'Irak le 9 avril 2003, les forces d'occupation avaient arrêté le Docteur Ameur Assâadi, conseiller scientifique du président Saddam Hussein, toujours en prison, puis, par la suite, les Docteurs Houda Ammache et Rihab Taha, relâchées plus tard suite à la détérioration de leur état de santé et en l'absence de preuves de leur culpabilité.
Quelques jours plus tard, ce fut le Docteur Erraoui, doyen de la faculté de médecine de Bagdad et des médecins irakiens, qui a été assassiné. Puis ce fut une longue série d'assassinats en plein jour, ayant coûté la vie à plus de 1.500 scientifiques irakiens, parmi lesquels, les docteurs Mohamed Hussein , professeur de thermodynamique et de technologie de l'aviation, Mouhannad Dlimi, et Ghaleb Al Haithi, professeurs à l'université de technologie de Bagdad.
Tout cela s'est accompagné évidemment de destructions d'usines, de laboratoires et de centres de recherche scientifique.
Israël n'est pas demeuré inactif puisqu'il s'est investi dans cette sale opération et ses services spéciaux ont constitué « une armée secrète : l'armée républicaine secrète » forte de 150 hommes, disposant d'une liste de 800 scientifiques irakiens à ramener en Israël ou, à défaut, à liquider physiquement. C'est ainsi que depuis l'occupation de l'Irak, Israël a reçu plus de 150 professeurs et 4.000 étudiants irakiens, en plus des bourses du sinistre Kanâan Mekkia, du doctorat Honoris Causa de l'université de Tel Aviv et du magistère attribués respectivement à Tahar Labib et Mahmoud Abou Salah.
Le Président de l'Académie de la Recherche Scientifique ajoute : « l'élimination physique des scientifiques irakiens est une partie intégrante de la stratégie « du désordre organisé » suivie par les occupants depuis l'invasion du pays afin de faire plier les irakiens et de les soumettre. C'est un désordre d'une « minutieuse organisation » imaginé par les occupants, qui représente les intrépides envahisseurs sous l'aspect de simplistes, dépassés par les événements et incapables d'arrêter les violations des édifices de l'Etat et des organismes officiels tels que les banques, les universités, les usines, les centres de recherche, les musées, les bibliothèques et tous ses trésors historiques.
Un désordre total et continu, comparable aux graphiques sur ordinateurs qui s'auto- reproduisent à l'infini. C'est ainsi que nous assistons au détournement des immenses ressources financières des irakiens, à une corruption jamais égalée auparavant, aux pots-de-vin aux montants faramineux dans des projets fictifs ou illusoires tels que les élections et le pouvoir fédéral. Un désordre d'une précision comparable aux phénomènes physiques et dont l'objectif est de semer la discorde, de détruire l'unité nationale et les structures de l'Etat, alors que le projet d'édification de la plus grande ambassade américaine et de 14 bases militaires sur toute l'étendue de l'Irak, continue de plus belle.
Dans son interview donnée au journal égyptien Al Badil, le professeur R'Bîi ajoute : « les conclusions de la première étude statistique sur le massacre des scientifiques et ingénieurs irakiens, présentée le mois dernier au congrès tenu à cet effet à Madrid, révèlent que le docteur Mouhawech a été le 4ème doyen de l'université Al Moustansirya à être tué.
D'autres ont connu ce sort avant lui, tels que les doyens des facultés de médecine, d'éducation, de droit ainsi que les adjoints aux doyens des facultés de Sciences, d'administration et de sciences économiques et des chefs de départements d'arabe, d'allemand, d'éducation et des études du monde arabe et de droit. Ces éminentes personnalités appartiennent à toutes les religions et les confessions, ce qui prouve que leurs assassins ne sont pas irakiens.
Shabakat
17/03/2008
Traduit de l'arabe par Ahmed Manai www.tunisitri.net/
et révisé par Janine Borel
http://www.iraqirabita.org/index3.php?do=article&id=13084/

par MARCUS publié dans : irak
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Mardi 25 mars 2008
N° 342 Journal d'Irak du 17 au 24/0308-(Suite)19-03-2003– 9-03-2008 - Bush : "je ne regrette rien"
Journal d'Irak   

N° 342                                             du 17 au 24/0308

Par M.Lemaire


Sommaire : (Suite)

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

 
5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Bush avait décidé l’invasion de l’Irak avant le 11 septembre 2001.

6 Brèves

6-1 Le détail des pertes états-unienne en Irak.

6-2 Le capitaine Jaron Wharton a vu l'armée état-unienne modifier sa manière de combattre.

6-3 Les soldats états-uniens sont soupçonnés de crimes de guerre.

6-4 David L. Petraeus, le généralissime n’est pas content…

6-5 al-Maliki prône la réconciliation lors d’une conférence inter-communautaire.


4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes occupants.

21-03  Vendredi, un soldat américain avait été mortellement blessé par des "tirs indirects", terme employé par les militaires américains pour désigner les tirs de mortier ou de roquettes. Quatre autres militaires américains ont été blessés dans cette attaque. (Samedi 22 mars 2008 - (Al-Oufok avec les agences de presse)

22-03 Ttrois militaires américains ont trouvé la mort dans l’explosion d’une bombe au passage d’une patrouille motorisée sur une route au nord-ouest de Bagdad.a annoncé l’armée américaine. Un soldat appartenant à la même patrouille a également été blessé et hospitalisé. Le communiqué ne donne pas d'autres précisions. (Samedi 22 mars 2008 - (Al-Oufok avec les agences de presse- AP)

23-03 "Quatre soldats de la division multinationale de Bagdad ont été tués dimanche vers 22h00 locales dans une attaque", a annoncé le commandement américain dans un communiqué. "L'attaque a eu lieu dans le sud de la capitale où les militaires menaient une patrouille motorisée", selon ce communiqué, qui ne donne aucune autre précision sur l'incident.  (ats / 24 mars 2008 03:56)

24-03 Les corps de deux agents 'de sécurité' US enlevés en Irak il y a plus d'un an ont été retrouvés dans le pays, a annoncé la police fédérale des Etats-Unis. Ronald Withrow avait été enlevé en janvier 2007 et John Roy Young en novembre 2006, annonce le FBI. M. Withrow travaillait pour une agence spécialisée dans l'assistance technique(…)  dans les zones de conflit. M. Young faisait partie d'un groupe de cinq occidentaux enlevés par des hommes vêtus d'uniformes de la police près de Bassorah, alors qu'ils escortaient un convoi du Croissant rouge koweïtien. (ats)


Les combats par provinces

Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad

Opération Wolf": et le nouveau plan de sécurité «Ordre et loi» devanant Fardh al-Qanoon ou "Imposing Law", (Imposer la loi),

25-08 Depuis dix-huit heures, heure locale, la circulation de tout véhicule a été proscrite dans Bagdad et l'ensemble de son agglomération. Cette mesure restera en vigueur jusqu'à nouvel ordre. EuroNews

Et à Bagdad. pendant de ce temps..?

17-03 Deux policiers chargés de la circulation, ont été tués  dans une explosion dans le quartier Al-Bounouk, dans le nord-est de la capitale irakienne, selon des sources aux ministères de l'Intérieur et de la Défense. L'attaque a fait également sept blessés.  (AFP)

20-03 L'armée américaine a fait savoir qu'une opération contre les auteurs de tirs de mortiers avait été menée jeudi avec l'appui d'hélicoptères de combat dans un secteur de l'ouest de Bagdad auquel appartient le quartier de Chourta. Six hommes armés ont été tués  mais un officier de la police irakienne a été enlevé, précise l'état-major. (Reuters)

21-03 Des policiers irakiens en patrouille dans le quartier de Chourta, à Bagdad, ont été attaqués dans la nuit de jeudi à vendredi par des membres de l'Armée du Mahdi.

21-03 Vendredi, cinq policiers ont été blessées dans des heurts entre les combattants sadristes et les forces de sécurité américaines et irakiennes dans le secteur de Hay al Amil, dans le sud-ouest de Bagdad, a déclaré la police (Reuters)

21-03 L'Armée du Mahdi a attaqué simultanément plusieurs patrouilles de la police irakienne à Chourta, selon deux agents de la police irakienne ayant requis l'anonymat. "Ils ont capturé 17 policiers et les ont forcés à se dévêtir. Puis ils les ont relâchés en sous-vêtements", a déclaré l'un d'eux. Selon le second, les miliciens ont saisi des armes et incendiés plusieurs véhicules de police. Les militaires américains ont ensuite ramené huit sacs mortuaires dans un commissariat du sud de la ville, a-t-il ajouté. (Reuters)

23-03 Deux salves de mortiers ont visé la "zone verte" ultra-sécurisée de Bagdad, siège du gouvernement irakien ou encore des ambassades des Etats-Unis et de Grande-Bretagne, sans faire de victime. Une première attaque, vers 06H30 (03H30 GMT), a provoqué un incendie et une épaisse colonne de fumée s’est élevée dans le ciel. Quatre heures plus tard, au moins huit tirs de mortiers ont de nouveau visé la "zone verte". Les autorités occupantes n'ont fait aucun commentaire sur cette attaque. Aucune information n’a filtré… Cette vaste zone située sur la rive ouest du Tigre abrite les ambassades des Etats-Unis et de Grande-Bretagne, les locaux du gouvernement irakien et des milliers de soldats américains. Ce secteur ultra-protégé du centre de Bagdad est la cible régulière d’attaques au mortier de la part des résistants. (Al-Oufok avec les agences de presse)

23-03 D'autres mortiers et roquettes ont été lancés sur le même secteur dans la journée. dans la Zone verte, située sur la rive occidentale du Tigre qui coupe la ville en deux, selon la police. La responsabilité des tirs de dimanche n'a pas été revendiquée. Cependant, les projectiles semblaient provenir de secteurs situés dans l'est de la capitale, où opère l'Armée du Mahdi. (ats)


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie ), Sindjar & Zaidan

22-03 Les Conseils de l’Eveil ont fait leur apparition dans la province d’Anbar à l’ouest de Bagdad avant de s’étendre à la capitale et aux régions environnantes. Les dirigeants irakiens font preuve d’une attitude ambivalente vis-à-vis de ces miliciens nouvellement ralliés, par crainte qu’ils ne se retournent contre le gouvernement lorsque les Etats-Unis se retireront d’Irak. De leur côté, des membres des Conseils de l’Eveil de Bagdad ont déploré ne pas avoir été payés pendant des mois et ont menacé de retirer leur soutien au gouvernement s’ils n’étaient pas réglés dans les jours qui viennent. (Al-Oufok avec les agences de presse)


1-3 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )

 La province de Nievah dont Mossoul est le chef-lieu dispose déjà de quelque 18.000 policiers mais seuls environ 3.000 d'entre eux opèrent dans la ville de près de 2 millions d'habitants, selon le porte-parole de la police Saïd al-Jubouri. La grande ville du Nord est en outre situé à un carrefour stratégique, notamment entre Bagdad et la Syrie.   L’armée américaine d’occupation considère Mossoul, comme le premier bastion urbain d’Al Qaïda en Irak,)

Mossoul Mossoul est considérée par les militaires US comme l'épicentre de la résistance.

23-03 13 militaires irakiens ont été tués dans une attaque kamikaze et 42 blessés, selon un bilan de l’armée américaine d’occupation, qui a attribué l’attaque à Al-Qaïda. Vers 07H00 (04H00 GMT), "un kamikaze a précipité un camion piégé sur une base militaire dans l’ouest de Mossoul", a indiqué à l’AFP le commandant Mohammed Ahmed. (Al-Oufok avec les agences de presse-AP)


1-5 Hillah (située à 95km au sud de Bagdad)

23-03 Des tirs de mortiers ont visé une base américaine selon la police irakienne. Les autorités occupantes n'ont fait aucun commentaire sur cette attaque. Aucune information n’a filtré… AP


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb  (La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain

Baaqouba (60 km au nord de Bagdad)

23-03 l’armée d’occupation a annoncé avoir tué 12 eésistants présumés lors d’une opération à l’est de Baqouba. A 60 kilomètres au nord-est de Bagdad, Baqouba est la capitale de la province de Diyala, décrite comme un fief de la branche irakienne d’Al-Qaïda. (Al-Oufok avec les agences de presse)

23-03 Sur une route à l’est de Baqouba, une embuscade a été tendue à un responsable de la police de cette région, le général Akram Awad, qui a été tué ainsi qu’un passager de sa voiture, selon la police. (Al-Oufok avec les agences de presse)

Balad Rouz

23-03 Un commandant de la police a été abattu avec son chauffeur à Balad Rouz, à 70km au nord-est de Bagdad. AP


1-10 Bassorah (capitale méridionale de l'Irak, à 550 au sud de Bagdad.- (deuxième ville du pays)

25-03 La police a confirmé qu'une opération avait été lancée dans la nuit de lundi à mardi contre le quartier Al-Tamiyah, bastion de l'armée du Mahdi (Moqtada Sadr.) "Nous avons commencé à intervenir à 05H00 (02H00 GMT). Les combats opposent les forces de sécurité et l'armée du Mahdi", a indiqué un porte-parole de la police, le commandant Karim al-Zubaidi. Des déflagrations de tirs de mortiers et des échanges aux armes automatiques se poursuivaient dans la matinée. L'opération a été déclenchée pour «imposer la loi et chasser les criminels», a expliqué le général Mohan al-Furayji. Des témoins dans la ville ont signalé un déploiement de forces de sécurité, après la décision des autorités d'imposer un couvre-feu dans Bassorah à partir de lundi soir. Les combattants de l'armée du Mahdi ont ensuite pris position aux accès des quatre quartiers qu'ils contrôlent dans la deuxième ville d'Irak, majoritairement chiite, qui compte 1,5 million d'habitants. Des sources médicales à l'hôpital de la ville ont fait état de "nombreux blessés ", sans pouvoir en préciser le nombre. Un porte-parole du mouvement sadriste, Harith al-Athari, a appelé à l'ouverture de négociations. "La situation est mauvaise et nous regrettons les combats. Nous sommes prêts à des négociations et nous voulons calmer les choses", a-t-il déclaré à l'AFP. Le responsable du mouvement sadriste de Nadjaf (centre sud), Liwa Sumaysim, a regretté la détérioration de la situation à Bassorah. "Nous regrettons ce qui se passe à Bassorah", a-t-il déclaré à l'AFP. " Le mouvement sadriste est visé à Bassorah, et c'est pour cela que nous assistons à un regain de tension. Les forces gouvernementales ne devraient pas être utilisées contre le peuple".


1-11  Province de Salahedinne : Baïji et Samarra sont situées dans la province de Salaheddine, qui a pour capitale Tikrit, Hamrin,Ichaki. Cette région est l'un des bastions de la résistance.

Dans Salaheddine, les résistants ont lancé une nouvelle série d'attaques contre les responsables des forces de sécurité et les chefs tribaux ralliés à l'armée US.

Ichaki 22-03 Six membres d’une milice locale financée par Washington ont été tués samedi par les tirs d’un hélicoptère américain dans la province de Saladin, a-t-on appris auprès de la police et de chefs tribaux. L’état-major américain a fait savoir que des vérifications étaient en cours. L’armée d’occupation attribue à ces groupes de "citoyens concernés", une grande part de la baisse des violences en Irak depuis un an. Le raid de samedi a visé l’un de leurs points de contrôle dans la ville d’Ichaki, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale, a indiqué à Reuters le chef tribal Abou Farouk. "Les Américains savent que je contrôle toute cette zone. Tous mes hommes portaient des uniformes et ils ne tiraient pas, alors pourquoi cela a-t-il eu lieu ? Si nos points de contrôle sont ainsi visés, c’est un désastre", a-t-il dit. (Samedi 22 mars 2008 - (Al-Oufok avec les agences de presse)

Hamrin

22-03 Samedi, au cours d'une opération contre Al-Qaïda près des montagnes d'Hamrin (centre-nord, dans la province de Salaheddine), des militaires US ont ouvert le feu sur cinq suspects (lisez : civils) qui refusaient de se conformer à leurs instructions, toujours selon l'armée américaine. Les cinq suspects ont été tués.  (AFP 13h53)

Samarra,

22-03 Samedi, un raid aérien a fait six morts et deux blessés lors du bombardement de deux checkpoints  tenu par les ’Fils de l’Irak’" (autre nom utilisé pour désigner les groupes soutenant les Américains) près de Samarra (95km au nord de Bagdad), a indiqué la police irakienne.L’armée américaine d’occupation a expliqué qu’un hélicoptère Apache AH-64 avait fait feu après que cinq personnes ont été repérées "en train de mener des activités terroristes présumées" dans une zone où de nombreuses bombes ont déjà explosé le long de la route. "Les premiers rapports laissent entendre qu’il pourrait s’agir d’un checkpoint tenu par les ’Fils de l’Irak’" (autre nom utilisé pour désigner les groupes sunnites soutenus par les Américains), a indiqué l’armée. "L’incident fait actuellement l’objet d’une enquête commune des forces irakiennes et de la coalition". Un responsable local de ce groupe a indiqué que l’attaque avait eu lieu deux heures seulement après une visite de soldats américains. "Ils nous ont posé des questions générales comme ’Avez-vous obtenu vos cartes d’identité ?’ ou ’Avez-vous besoin de quelque chose ?’. Et puis ils sont partis", a déclaré Sabbar el-Bazi à l’Associated Press. "Deux heures plus tard, après que je sois rentré chez moi, j’ai entendu deux explosions, probablement des missiles, et un tir de mitrailleuse d’hélicoptère". Al-Oufok avec les agences de presse)

22-03 Samedi soir, un kamikaze a lancé un camion chargé d'explosifs sur la maison du maire de Samarra, à 95km au nord de Bagdad. Selon la police, le bilan est de trois morts et quatre blessés, parmi des agents de sécurité. AP


1-13 Les autres villes de l'Irak occupée

22-03 Les quartiers de Chourta et d’Hay al Amil, dans le sud de Bagdad, ainsi que la ville de Kout à 170 km au sud-est, étaient calmes samedi matin, au lendemain de combats entre les miliciens de l’Armée du Mahdi et les soldats irakiens et américains. Après avoir imposé en août une trêve à ses miliciens, Moktada al Sadr les a autorisés à riposter aux attaques. L’Armée du Mahdi se plaignait d’être pieds et poings liés face aux factions rivales et aux soldats américains du fait de cette trêve.

L’armée américaine d’occupation, qui redoute de voir un retour des affrontements à Bagdad alors qu’elle procède au retrait de 20.000 soldats, assure ne viser que les unités de l’Armée du Mahdi qui ignorent l’ordre de cessez-le-feu de Sadr. (Samedi 22 mars 2008 - (Al-Oufok avec les agences de presse)

Kout

20-03 Affrontements entre forces de l'ordre irakiennes et l'Armée du Mahdi, a-t-on appris de sources policière et médicale. Deux policiers ont été tués par balles et cinq ont été blessées, selon une source médicale. Des responsables ont cdémenti que des membres de l'Armée du Mahdi soient impliqués dans les affrontements. (Reuters)

20-03 Un lieutenant de police a déclaré que les forces irakiennes avaient repris le contrôle de cinq des neuf quartiers de Kout où les membres de l'Armée du Mahdi sont très présents. Il a ajouté que les combats avaient éclaté lorsque des policiers étaient venus arrêter des suspects dans le quartier d'al Djihad. Reuters

Kirkouk (255 km de Bagdad),

23-03 Une bombe a explosé au passage d’une patrouille de l’armée tuant quatre militaires dont un officier, selon une source médicale. (Al-Oufok avec les agences de presse)

23-03 Cinq résistants ont été tués samedi au cours d'une opération contre Al-Qaïda près des montagnes d'Hamrin. (ats)





5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

5-1 Bush avait décidé l’invasion de l’Irak avant le 11 septembre 2001.

19 mars 2008 Dès la première réunion du Conseil National de Sécurité, en février 2001, le gouvernement Bush élaborait des plans pour renverser Saddam et préparait l’occupation de l’Irak. « Trouvez moi un moyen de le faire, demandait Bush à ses conseillers. » Document CBS et transcription VF.

Paul O’Neil, Secrétaire au Trésor dans le premier gouvernement Bush, s’est entretenu en 2004 avec une journaliste la chaine CBS, à l’occasion de la publication d’un ouvrage décrivant les rouages du pouvoir à Washington. Ron Suskind, l’auteur de « The Price of Loyalty », a recueilli les témoignages de plusieurs fonctionnaires et membres du gouvernement, dont celui de Paul O’Neil, qui a accepté d’être cité nommément. A l’époque, Donald Rumsfeld avait téléphoné à Suskind pour tenter de le dissuader de publier. Extrait de 60 minutes – CBS    Début de la transcritption : 1:50

Paul O’Neil : Depuis le tout début, [les responsables] avaient la conviction que Saddam Hussein était une personne détestable, et qu’il devait partir.

VOix off : Paul O’Neil déclare que le fait de s’en prendre à Saddam Hussein était le sujet n°1 sur l’agenda, 10 jours après la prise de fonction de Bush, soit 8 mois avant le 11 septembre. Depuis la tout première [réunion du Conseil National de Securité], il s’est agit de l’Irak, de ce que nous pouvions faire pour changer ce régime.

Journaliste : Tout le monde pense que cela est venu après le 11 septembre.

Suskind : Non. C’était là dès le 1er jour de ce gouvernement.

Voix off : Paul O’Neil, en tant que Secrétaire au Trésor, était membre permanent du Conseil National de Sécurité. Il déclare qu’il a été surpris par le fait que les questions : pourquoi Saddam et pourquoi maintenant, n’aient jamais été posées. Citation : Il s’agissait uniquement de trouver un moyen de le faire. C’était la tonalité de ces discussions. Le président disait : trouvez moi un moyen de le faire.

Paul O’Neil : Pour moi, la notion de préemption, le fait que les USA se donnent le droit unilatéralement de faire ce que nous déciderions, était réellement un énorme changement.

Journaliste : Cela a été évoqué lors de cette première réunion ?

Paul O’Neil : Oui.

Voix off : Paul O’Neil nous a déclaré que la discussion sur l’Irak s’est poursuivie lors de la réunion suivante du Conseil National de Sécurité, deux jours plus tard.

Suskind : Il existe des mémos. L’un d’entre eux porte l’indication « secret », et mentionne un « Plan militaire pour la crise irakienne après Saddam. »

Journaliste : Reconstruction de nation ? Ils discutaient de l’occupation de l’Irak ?

Suskind : Oui, en janvier et février 2001.

Journaliste : Suskind révèle que ces plans prévoyaient des troupes de maintien de la paix, des tribunaux pour juger des crimes de guerre et même la répartition des champs de pétrole irakien. Il a obtenu ce document du Pentagone, daté du 5 mars 2001, intitulé soumissions internationales sur des contrats pétroliers irakiens, qui inclut une carte décrivant les zones d’exploration potentielles. (...)

Référence http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1839   http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1839



6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

6-1 Le détail des pertes états-unienne en Irak.

Les principales statistiques sur les pertes américaines en Irak, selon un décompte fondé sur les chiffres du Pentagone et le décompte de l'agence Associated Press:

- 97% des décès sont intervenus depuis que le président George W. Bush a décrété la fin des combats majeurs en Irak le 1er mai 2003

Mois les plus meurtriers pour l'armée américaine depuis le début de l'intervention le 20 mars 2003:

- novembre 2004 (137 morts)

- avril 2004 (135)

- mai 2007 (126)

- décembre 2006 (112)

- janvier 2005: (107)

Provinces irakiennes où l'armée américaine a subi les plus lourdes pertes depuis le début de la guerre:

- Bagdad : 1.113

Anbar: 1.099

- Salaheddin: 513

- Nineveh : 220

- Diyala: 136

CAUSES DU DECES

- en 2007, 44% des soldats décédés ont été tués par un "engin explosif improvisé" et 56% depuis le début de l'année 2008

- 18% des décès n'ont pas été causés par des opérations ennemies

- 66 soldats morts de maladie

- 83 soldats décédés avaient plus de 45 ans

- 33 soldats décédés avaient 18 ans

- 98 femmes parmi les soldats décédés (2%)

ORIGINE ETHNIQUE

- blancs: 75%

- latino-américains: 11%

- afro-américains: 9%

- origine asiatique: 2%

- origines multiples ou inconnues: 1%

- Indiens: 1%

- Hawaï ou îles du Pacifique: 1%

REPARTITION PAR CORPS

- armée de terre (US Army): 72%

- Marines: 24%

- marine (US Navy): 2%

- armée de l'air (US Air Force): 1%

- un décès chez les Gardes-Côtes

SERVICE ET GRADE

Répartition selon les états de service:

- militaires en service actif: 83%

- membres de la garde nationale: 10%

- réservistes: 6%

-9% d'officiers parmi les tués

SOURCES: La plupart des chiffres proviennent du Pentagone, qui déclarait 4.000 tués au 23 mars 2008. Le décompte d’AP inclut les décès rapportés par ses journalistes en Irak. Il comprend huit civils qui travaillaient pour l'armée. Les pourcentages sur la répartition par communauté, par cause du décès ou grade sont fondés sur les chiffres disponibles au 1er mars 2008. AP


6-2 Le capitaine Jaron Wharton a vu l'armée état-unienne modifier sa manière de combattre.

Il n'a pas encore trente ans, mais le capitaine Jaron Wharton a déjà accompli deux affectations d'une année en Irak, fait l'expérience de la pression qui s'exerce sur les troupes et vu l'armée américaine modifier sa manière de combattre. A bien des égards, son expérience reflète celle de l'armée américaine tout entière cinq ans après l'invasion de l'Irak. Lorsqu'il a regagné l'Irak pour sa seconde affectation, en novembre 2005, la liesse du début de l’occupation à fait place à une insurrection meurtrière, et l'Irak est devenu le théâtre d'engagement le plus lourd de l'armée américaine, hors période de conscription obligatoire, depuis la guerre d'indépendance de 1775-83. Le capitaine Wharton s'est retrouvé dans un environnement bien différent. Il se souvient notamment d'une patrouille de 18 heures pendant laquelle ses soldats et lui ont été la cible de trois attaques à la bombe. Un sergent a été tué à ses côtés. Aujourd'hui, certains soldats US en sont à leur troisième, voire leur quatrième affectation en Irak. La durée de leur présence a été portée de douze à quinze mois, l'intervalle entre deux missions ramené lui à un an. La durée de ces affectations a de lourdes conséquences sur la vie personnelle des soldats, explique Wharton, dont l'épouse est elle aussi capitaine de l'armée américaine et a elle aussi servi à deux reprises en Irak. "Dans la plupart des cas, votre petite amie, eh bien, elle n'est plus là lorsque vous rentrez au pays", explique Wharton, qui a également combattu en Afghanistan. Selon une étude de l'armée américaine, plus d'un soldat sur quatre souffre de problèmes mentaux à sa troisième ou quatrième affectation en Irak. Source : Andrew Gray Reuters - version française Henri-Pierre André - 18 mars


6-2 Des Marines sont soupçonnés d'avoir tué jusqu'à huit prisonniers de guerre

En juillet 2007, le journal local North County Times avait affirmé qu'entre cinq et dix Marines de la base étaient visés par cette enquête. Ces militaires avaient participé à une offensive américaine à Falloujah, à 100 km à l'ouest de Bagdad, en novembre 2004. Selon le quotidien, les Marines sont soupçonnés d'avoir tué jusqu'à huit prisonniers de guerre capturés pendant la bataille. Le Marine sergent Ryan Weemer a été inculpé mardi de meurtre dans le cadre de l'enquête sur des prisonniers de guerre irakiens tués àFalloujah en 2004, a annoncé lundi l'armée en Californie (ouest). Ryan Weemer est le troisième Américain à être mis en cause dans cette affaire, après le sergent Jermaine Nelson, inculpé de meurtre en août par la justice militaire, et José Nazario, un ancien sergent revenu à la vie civile et qui a plaidé non coupable en août de deux meurtres devant un tribunal fédéral à Riverside (Californie). L'enquête sur les agissements des sergents Nelson et Weemer est menée par la justice militaire à Camp Pendleton, la plus grande base de Marines du monde à 130 km au sud-est de Los Angeles. Source : AFP / 18 mars 2008)


6-3 Les soldats états-uniens sont soupçonnés de crimes de guerre,

L'armée US est impliquée dans une série de scandales en Irak où des soldats sont soupçonnés de crimes de guerre, notamment d'avoir tué ou maltraité des civils de sang froid. L'enquête sur le pire crime de guerre reproché à l'armée américaine en Irak, la tuerie de Haditha fin 2005, a eu lieu à Camp Pendleton. Quatre Marines, deux officiers et deux hommes du rang, doivent être jugés dans les prochaines semaines pour ce drame qui avait fait 24 morts selon le parquet. L'année 2007 a également vu à Camp Pendleton la conclusion judiciaire de l'affaire de Hamdania, le meurtre d'un civil irakien par des militaires américains l'année précédente. Huit militaires ont vu leur culpabilité établie à des degrés divers et ont été condamnés à des peines de un à 15 ans de prison ferme. (Source : AFP)

par Lemaire publié dans : irak
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Mardi 25 mars 2008
N° 342 Journal d'Irak du 17 au 24/0308 -(Fin)19-03-2003 – 19-03-2008 - Bush : "je ne regrette rien"
Journal d'Irak   

N° 342                                             du 17 au 24/0308

Par M.Lemaire


Sommaire : (Fin)

7 Dossiers

7-1  Bilan de 5 ans de guerre en Irak.

7-2 Que représentent 100 milliards de dollars, la facture annuelle de la guerre en Irak, pour une économie américaine?

7-3 Quelle armée pour quelles missions ?

7-4 Les armes des occupants

1VIPER : Un soldat robotisé.
2 Le tank "Merkava 4", fleuron des blindés.
3 Fuel-Air-Explosive (FAE), fleuron des obus

4 Obus d'artillerie guidés par un système de positionnement mondial(GPS) = Excalibur

7-5 Manifestations aux Etats-Unis contre la guerre en Irak.

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

8-1 NATIONS UNIES : Pourquoi ne pas agrandir le Conseil de sécurité de l'ONU de 15 à 22 membres.


7 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1  Bilan de 5 ans de guerre en Irak.

Jeudi 20 mars 2008. Cinq ans après avoir envahi l’Irak avec 190 000 GI et 60 000 Britanniques - qui ne sont plus que 5 000 -, cinq ans après avoir essayé de réaliser l’impossible rêve néoconservateur d’occuperpar la force le monde arabe,l’Amérique est embourbée dans une impasse. L’Amérique ne contrôle toujours pas le pays, pas même les 16 km d’autoroute qui séparent sa "zone verte" ultrafortifiée au coeur de la capitale de l’aéroport de Bagdad. Après avoir dissous toutes les forces de sécurité irakiennes - "une grave erreur", admet-on à présent -, elle a dépensé plus de 20 milliards de dollars pour entraîner et équiper 250 000 policiers et 160 000 soldats irakiens dont les chefs disent eux-mêmes qu’au mieux ils ne seront pas prêts à prendre seuls en charge la sécurité nationale "avant 2012", et celle des frontières "avant 2018". L’armée américaine est épuisée, "incapable", disait l’amiral William Fallon avant d’être contraint à la démission la semaine passée, de "combattre sur un autre front" qui ne serait pas, cette fois-ci, "choisi" comme en Irak, mais imposé. Par ses mensonges, l’administration Bush a gâché, pour longtemps, l’image et le crédit des Etats-Unis à travers le monde. Le conflit d’Irak a contribué au quadruplement des prix du pétrole en cinq ans. Malgré les milliards de dollars injectés dans l’exploitation, la production irakienne, troisième du monde avant 2003, n’est même pas encore revenue à son niveau d’avant-guerre. Même chose pour la distribution d’eau potable - dont 40 % des populations sont désormais privées - et d’électricité, dont la majorité des Irakiens, à commencer par les 5 à 6 millions de Bagdadis, ne reçoivent guère plus de quatre à six heures par jour.

En 2007, le Pentagone estimait que 70 % des 2 milliards de dollars (1,264 milliard d’euros) d’essence, kérosène et fioul produits par la raffinerie de Baiji, la principale du pays, "disparaissaient" dans la corruption généralisée qui sévit à présent partout en Irak. Bien sûr, une portion de ces détournements, estimée à "au moins 200 millions de dollars par an", participe au financement d’une insurrection, djihadiste et/ou nationaliste, qui trouve aussi des fonds privés à foison en Arabie saoudite, en Iran et dans les Etats du Golfe. Aujourd’hui en récession, l’Amérique surendettée a emprunté l’essentiel des 500 milliards de dollars déjà dépensés dans une guerre qui a, directement et indirectement, causé la mort d’au moins 400 000 Irakiens, selon l’Organisation mondiale de la santé. Elle a aussi déclenché, d’après le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU, la plus "vaste migration humaine" depuis la partition entre l’Inde et le Pakistan en 1947. Environ 4,4 millions d’Irakiens sont aujourd’hui des "déplacés" qui ont fui leurs maisons, 2 millions tentent de survivre dans les pays voisins, avec tous les risques de déstabilisation politique que cela implique. Que faire à présent ? Impossible de rester quand toutes les enquêtes d’opinion montrent que les trois quarts des 25 ou 26 millions d’Irakiens n’en peuvent plus de l’occupation. Que les enfants sont souvent les premiers à applaudir lorsque la résistance parvient à exploser un de leurs blindés ou à abattre un hélicoptère. Source & Source & Extrait : Patrice Claude (reporter pour’ le Monde’)


7-2 Que représentent 100 milliards de dollars, la facture annuelle de la guerre en Irak, pour une économie américaine?

Que représentent 100 milliards de dollars, la facture annuelle de la guerre en Irak, pour une économie américaine qui pèse 14.000 milliards de dollars ? Pas grand-chose pour l’instant, mais la note s’alourdit, et le fait de financer à crédit risque de poser des problèmes à long terme. L’argent n’était pas en soi un problème il y a cinq ans, lors du déclenchement par George W. Bush de l’invasion de l’Irak. Toute l’attention était alors focalisée par les accusations de Washington, qui se sont révélées mensongères, de la détention par le régime de Saddam Hussein d’armes de destruction massive. Mais 500 milliards de dollars plus tard, les experts s’inquiètent désormais de l’impact de ce coût sur la première économie mondiale, déjà ébranlée par la crise financière. "Les conséquences économiques à court terme de la guerre sont gérables et modestes. Mais les conséquences à long terme seront importantes", prédit Mark Zandi, chef économiste chez Moody’s Economy.com. Le noeud du problème, soulignent les économistes, est que chaque mois de combat ajoute plus de dix milliards de dollars à la dette américaine, qui dépasse désormais 19.000 milliards. "Le supplément de dette publique est indéniablement une mauvaise chose pour notre performance économique à long terme", estime Doug Elmendorf, un ancien économiste de la Réserve fédérale. D’autres dépenses - de santé pour les plus pauvres ou d’assurance-maladie pour les personnes âgées - s’ajoutent encore aux créances gouvernementales. "La règle veut que lorsqu’on est dans un trou, on cesse de creuser", souligne Elmendorf. Les défenseurs de l’opération en Irak font valoir qu’il aurait été bien plus dommageable pour l’économie américaine que le pays ne soit pas sécurisé après les attentats du 11-Septembre. "Si l’on pense que cette guerre est importante pour notre sécurité nationale, alors on peut estimer qu’en fin de compte, elle est importante aussi pour notre succès économique", admet Elmendorf qui ajoute cependant : "Si c’était le cas, il aurait mieux valu payer directement" plutôt que d’emprunter. Il faudra bien qu’à un certain stade, le gouvernement rembourse ses dettes ou, s’il ne le fait pas, verse des intérêts de plus en plus élevés. Au début de l’année 2003, les artisans de l’opération d’invasion de l’Irak écartaient le risque de problèmes économiques dus à la guerre. Le 29 janvier 2003, moins de deux mois avant le déclenchement de l'envahisement le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld affirmait que les services budgétaires de la Maison blanche évaluaient le coût du conflit à moins de 50 milliards de dollars, dont une portion serait financée par "d’autres pays". Dick Cheney ajoutait que les revenus tirés du pétrole permettraient de couvrir certains coûts. Cinq ans plus tard, la guerre soutient plutôt certaines économies régionales. (Lundi, 17 mars 2008 - (Al-Oufok avec les agences de presse)


7-3 Quelle armée pour quelles missions ? L'armée américaine a dû elle aussi s'adapter, surtout l'armée de terre (l'US Army) qui assume l'essentiel des combats. La guerre a notamment exposé les défaillances du système de santé militaire, sous-dimensionné pour fournir les soins de longue durée que nécessitent un grand nombre de blessés de guerre. Dans les états-majors, on s'interroge aussi vivement sur la capacité des forces américaines, également engagées massivement en Afghanistan, à livrer éventuellement une autre guerre majeure. Si un nouveau conflit venait à éclater, estiment de hauts gradés, il faudrait que l'US Air Force ou l'US Navy en assurent la plus forte part, parce que l'armée de terre, elle, est trop mise à contribution. Pour parer à cette éventualité, les effectifs de l'armée de terre ont été augmentés de 65.000 soldats d'active pour les porter à 547.000 soldats. Le corps des Marines a lui aussi été élargi. Malgré la guerre, les objectifs de recrutement sont respectés. Mais des voix s'élèvent pour affirmer que les critères de recrutement ont été abaissés. Au-delà, un débat fondamental est en cours dans les cercles militaires qui se nourrit directement du conflit irakien. "Nous avons une armée qui a été conçue pour tuer des hommes et détruire des infrastructures, et nous avons toujours besoin d'une armée qui puisse le faire. Mais nous avons aussi besoin, et de plus en plus, d'une armée qui puisse venir en aide aux populations et construire des infrastructures", explique le lieutenant-colonel John Nagl, auteur d'un livre sur la lutte contre-insurrectionnelle ("Apprendre à manger sa soupe avec un couteau"). Cette opinion modèle de plus en plus la stratégie des forces américaines en Irak, surtout depuis qu'un autre spécialiste de la lutte contre-insurrectionnelle, le général David Petraeus, en a pris l'an dernier le commandement à Bagdad. Avec l'appui de 30.000 soldats envoyés en renfort, le général Petraeus a sorti ses troupes de leurs bases pour aider la population locale(….) S'inspirant de cette évolution, des officiers supérieurs défendent désormais l'idée selon laquelle l'armée américaine doit être davantage "nation-building", soit édificatrice de nations, un thème longtemps tabou dans l'administration Bush. "Les plus grandes menaces portées contre la sécurité internationale ont longtemps émané uniquement d'Etats qui étaient trop forts.

Au XXIe siècle, je dirais que les Etats trop faibles posent une menace au moins aussi grande, voire plus grande encore", affirme Nagl. Le manuel de lutte contre-insurrectionnelle de l'armée américaine, dont une nouvelle version supervisée par le général Petraeus et co-rédigé par Nagl a été diffusée en décembre 2006 et révisée le mois dernier, souligne l'importance des missions hors combat des forces armées. Mais certains demandent plus encore. Nagl prône ainsi la création d'un corps d'armée fort de 20.000 soldats spécifiquement affectés à la formation et à l'entraînement des armées des nations amies des Etats-Unis. "Notre armée comprend maintenant qu'elle doit être capable de construire et de protéger, mais nous devons encore bâtir l'armée qui pourra le faire", dit-il. Source : Andrew Gray Reuters - version française Henri-Pierre André - 18 mars


7-4 Les armes des occupants

1 VIPER : Un soldat robotisé.
Elbit Systems présentera un soldat robot portable en mesure de pénétrer seul en zone ennemie, de jeter une grenade et de tirer sur l'ennemi.
Son nom : VIPER
D'une dimension semblable à celle d'un petit téléviseur, ce robot a été pensé pour réduire le risque de combats au corps à corps entre Tsahal et ses ennemis.
Equipé d'une caméra vidéo, d'un système de détection et de désamorçage des explosifs, le soldat robot tout terrain peut éviter les obstacles du terrain, tels des escaliers.
Tsahal équiperait ses forces terrestres du VIPER après avoir réalisé des tests préliminaires.
Le groupe israélien entend également équiper les services de sécurité étrangers ainsi que les forces américaines postées en Irak et en Afghanistan.
Il faut savoir que l’actuel Président Israélien avait promis cette nouvelle technologie suite aux lourdes pertes subies par l’armée israélienne au Liban en juillet 2006.
Liban Résistance

2 Le tank "Merkava 4", fleuron des blindés.
"Merkava 4" est opérationnel depuis 2004.
Ce tank est capable, lorsqu'il est en mouvement, de tirer sur une cible qui bouge.
Il a également montré sa capacité d'atteindre des hélicoptères.
Utilisé pendant la seconde guerre du Liban, cet appareil a fait récemment l’objet de quelques améliorations techniques.
Il est dorénavant protégé grâce à des puces minuscules placées sur ses coins qui lui permettraient ainsi de ne pas être touché par aucune arme anti tank.
Liban Résistance

3 Fuel-Air-Explosive (FAE), fleuron des obus

Connu également sous le nom de bombe thermobarique, cet obus déclenche les effets suivants :
Mort instantanée des personnes situées à proximité du point d'impact
Celles présentes à la périphérie risquent de souffrir de nombreuses blessures internes et donc invisibles, y compris l’éclatement des tympans et l’écrasement des organes internes de l’oreille, de graves commotions, un éclatement des poumons et des organes internes
La destruction, la mort et les blessures sont causées par une onde de choc se propageant à trois kilomètres par seconde.
Une amélioration de la performance est obtenue en ajoutant un surplus de métaux au mélange explosif, l'aluminium et le magnésium étant des métaux de choix.
Au lieu de blessures par fragments d'obus, un dispositif thermobarique produit un effet de souffle.
Chaque type de tissu, en interagissant avec l'onde de choc, est comprimé, étiré, tordu ou désintégré par une surcharge en fonction de ses propriétés physiques.
Les organes internes qui contiennent de l'air (les sinus, les oreilles, les poumons et les intestins), sont particulièrement vulnérables à l'explosion.
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4 Obus d'artillerie guidés par un système de positionnement mondial(GPS) = Excalibur

L'Excalibur se sert de signaux de satellite et d'un logiciel pour le guider jusqu'à 10 mètres de sa cible, même lorsque l'obus est tiré d'une distance de 40 kilomètres. Les obus habituels ont une précision évaluée à 50 mètres. Les artilleurs canadiens en Afghanistan ont maintenant l'autorisation de tirer des obus d'artillerie guidés par un système de positionnement mondial (GPS) - au coût de 150 000 $ pièce. L'obus Excalibur, présenté par ses fabricants comme la nouvelle génération de munitions d'artillerie, pourrait bien s'avérer la plus coûteuse des munitions conventionnelles jamais employées par l'armée. Ses partisans disent que l'arme est d'une extrême précision, puisqu'elle peut corriger elle-même son trajet en vol. L'obus "atterrit exactement là où vous voulez qu'il atterrisse, a déclaré le lieutenant-colonel Jim Willis, un haut gradé chargé de l'acquisition des munitions.  Il a indiqué que des militaires canadiens stationnés à Kandahar avaient testé l'obus dans le désert, récemment, et que l'arme avait fonctionné à la perfection. Une unité militaire américaine a mené ses propres tests dans l'est de l'Afghanistan, le mois dernier, et a aussi donné le feu vert à l'utilisation de l'Excalibur. Source : 24 mars, La Presse Canadienne


7-5 Manifestations aux Etats-Unis contre la guerre en Irak.

"Pas un mort de plus, pas un dollar de plus, ne financez pas la guerre",

Des manifestations étaient prévues toute la journée dans les grandes villes du pays et notamment l'accrochage de 4000 T-shirts dans une rue de Cincinnati, le nombre communiqués par le pentagone des soldats américains tués en Irak..

A Washington, quelque 200 manifestants s'étaient réunis dès 08H00 du matin devant l'immeuble de l'Internal revenue service (service des Impôts) déployant plusieurs banderoles dont "do not fund the war" (ne financez pas la guerre) et "not one more death, not one more dollar, no funds for warcrimes" (plus un mort, plus un dollar, pas d'argent pour des crimes de guerre). "Les centaines de milliards de la guerre, nous ne les dépensons pas dans l'éducation, la santé ou le logement", a déploré Martha Hennessy, de Baltimore (Maryland, est). "Nous payons pour cette guerre, à hauteur de 500 milliar