N° 342 du 17 au 24/0308
Par M.Lemaire
4 Libération du territoire
Détails.
L'Irak en chiffre.
5-1 Bush avait décidé l’invasion de l’Irak avant le 11 septembre 2001.
6 Brèves
6-1 Le détail des pertes états-unienne en Irak.
6-2 Le capitaine Jaron Wharton a vu l'armée état-unienne modifier sa manière de combattre.
6-3 Les soldats états-uniens sont soupçonnés de crimes de guerre.
6-4 David L. Petraeus, le généralissime n’est pas content…
6-5 al-Maliki prône la réconciliation lors d’une conférence inter-communautaire.
Pertes occupants.
21-03 Vendredi, un soldat américain avait été mortellement blessé par des "tirs indirects", terme employé par les militaires américains pour désigner les tirs de mortier ou de roquettes. Quatre autres militaires américains ont été blessés dans cette attaque. (Samedi 22 mars 2008 - (Al-Oufok avec les agences de presse)
22-03 Ttrois militaires américains ont trouvé la mort dans l’explosion d’une bombe au passage d’une patrouille motorisée sur une route au nord-ouest de Bagdad.a annoncé l’armée américaine. Un soldat appartenant à la même patrouille a également été blessé et hospitalisé. Le communiqué ne donne pas d'autres précisions. (Samedi 22 mars 2008 - (Al-Oufok avec les agences de presse- AP)
23-03 "Quatre soldats de la division multinationale de Bagdad ont été tués dimanche vers 22h00 locales dans une attaque", a annoncé le commandement américain dans un communiqué. "L'attaque a eu lieu dans le sud de la capitale où les militaires menaient une patrouille motorisée", selon ce communiqué, qui ne donne aucune autre précision sur l'incident. (ats / 24 mars 2008 03:56)
24-03 Les corps de deux agents 'de sécurité' US enlevés en Irak il y a plus d'un an ont été retrouvés dans le pays, a annoncé la police fédérale des Etats-Unis. Ronald Withrow avait été enlevé en janvier 2007 et John Roy Young en novembre 2006, annonce le FBI. M. Withrow travaillait pour une agence spécialisée dans l'assistance technique(…) dans les zones de conflit. M. Young faisait partie d'un groupe de cinq occidentaux enlevés par des hommes vêtus d'uniformes de la police près de Bassorah, alors qu'ils escortaient un convoi du Croissant rouge koweïtien. (ats)
Détails autorisés par la censure.
1-1 Bagdad
Opération Wolf": et le nouveau plan de sécurité «Ordre et loi» devanant Fardh al-Qanoon ou "Imposing Law", (Imposer la loi),
25-08 Depuis dix-huit heures, heure locale, la circulation de tout véhicule a été proscrite dans Bagdad et l'ensemble de son agglomération. Cette mesure restera en vigueur jusqu'à nouvel ordre. EuroNews
Et à Bagdad. pendant de ce temps..?
17-03 Deux policiers chargés de la circulation, ont été tués dans une explosion dans le quartier Al-Bounouk, dans le nord-est de la capitale irakienne, selon des sources aux ministères de l'Intérieur et de la Défense. L'attaque a fait également sept blessés. (AFP)
20-03 L'armée américaine a fait savoir qu'une opération contre les auteurs de tirs de mortiers avait été menée jeudi avec l'appui d'hélicoptères de combat dans un secteur de l'ouest de Bagdad auquel appartient le quartier de Chourta. Six hommes armés ont été tués mais un officier de la police irakienne a été enlevé, précise l'état-major. (Reuters)
21-03 Des policiers irakiens en patrouille dans le quartier de Chourta, à Bagdad, ont été attaqués dans la nuit de jeudi à vendredi par des membres de l'Armée du Mahdi.
21-03 Vendredi, cinq policiers ont été blessées dans des heurts entre les combattants sadristes et les forces de sécurité américaines et irakiennes dans le secteur de Hay al Amil, dans le sud-ouest de Bagdad, a déclaré la police (Reuters)
21-03 L'Armée du Mahdi a attaqué simultanément plusieurs patrouilles de la police irakienne à Chourta, selon deux agents de la police irakienne ayant requis l'anonymat. "Ils ont capturé 17 policiers et les ont forcés à se dévêtir. Puis ils les ont relâchés en sous-vêtements", a déclaré l'un d'eux. Selon le second, les miliciens ont saisi des armes et incendiés plusieurs véhicules de police. Les militaires américains ont ensuite ramené huit sacs mortuaires dans un commissariat du sud de la ville, a-t-il ajouté. (Reuters)
23-03 Deux salves de mortiers ont visé la "zone verte" ultra-sécurisée de Bagdad, siège du gouvernement irakien ou encore des ambassades des Etats-Unis et de Grande-Bretagne, sans faire de victime. Une première attaque, vers 06H30 (03H30 GMT), a provoqué un incendie et une épaisse colonne de fumée s’est élevée dans le ciel. Quatre heures plus tard, au moins huit tirs de mortiers ont de nouveau visé la "zone verte". Les autorités occupantes n'ont fait aucun commentaire sur cette attaque. Aucune information n’a filtré… Cette vaste zone située sur la rive ouest du Tigre abrite les ambassades des Etats-Unis et de Grande-Bretagne, les locaux du gouvernement irakien et des milliers de soldats américains. Ce secteur ultra-protégé du centre de Bagdad est la cible régulière d’attaques au mortier de la part des résistants. (Al-Oufok avec les agences de presse)
23-03 D'autres mortiers et roquettes ont été lancés sur le même secteur dans la journée. dans la Zone verte, située sur la rive occidentale du Tigre qui coupe la ville en deux, selon la police. La responsabilité des tirs de dimanche n'a pas été revendiquée. Cependant, les projectiles semblaient provenir de secteurs situés dans l'est de la capitale, où opère l'Armée du Mahdi. (ats)
22-03 Les Conseils de l’Eveil ont fait leur apparition dans la province d’Anbar à l’ouest de Bagdad avant de s’étendre à la capitale et aux régions environnantes. Les dirigeants irakiens font preuve d’une attitude ambivalente vis-à-vis de ces miliciens nouvellement ralliés, par crainte qu’ils ne se retournent contre le gouvernement lorsque les Etats-Unis se retireront d’Irak. De leur côté, des membres des Conseils de l’Eveil de Bagdad ont déploré ne pas avoir été payés pendant des mois et ont menacé de retirer leur soutien au gouvernement s’ils n’étaient pas réglés dans les jours qui viennent. (Al-Oufok avec les agences de presse)
La province de Nievah dont Mossoul est le chef-lieu dispose déjà de quelque 18.000 policiers mais seuls environ 3.000 d'entre eux opèrent dans la ville de près de 2 millions d'habitants, selon le porte-parole de la police Saïd al-Jubouri. La grande ville du Nord est en outre situé à un carrefour stratégique, notamment entre Bagdad et la Syrie. L’armée américaine d’occupation considère Mossoul, comme le premier bastion urbain d’Al Qaïda en Irak,)
Mossoul Mossoul est considérée par les militaires US comme l'épicentre de la résistance.
23-03 13 militaires irakiens ont été tués dans une attaque kamikaze et 42 blessés, selon un bilan de l’armée américaine d’occupation, qui a attribué l’attaque à Al-Qaïda. Vers 07H00 (04H00 GMT), "un kamikaze a précipité un camion piégé sur une base militaire dans l’ouest de Mossoul", a indiqué à l’AFP le commandant Mohammed Ahmed. (Al-Oufok avec les agences de presse-AP)
23-03 Des tirs de mortiers ont visé une base américaine selon la police irakienne. Les autorités occupantes n'ont fait aucun commentaire sur cette attaque. Aucune information n’a filtré… AP
Baaqouba (60 km au nord de Bagdad)
23-03 l’armée d’occupation a annoncé avoir tué 12 eésistants présumés lors d’une opération à l’est de Baqouba. A 60 kilomètres au nord-est de Bagdad, Baqouba est la capitale de la province de Diyala, décrite comme un fief de la branche irakienne d’Al-Qaïda. (Al-Oufok avec les agences de presse)
23-03 Sur une route à l’est de Baqouba, une embuscade a été tendue à un responsable de la police de cette région, le général Akram Awad, qui a été tué ainsi qu’un passager de sa voiture, selon la police. (Al-Oufok avec les agences de presse)
Balad Rouz
23-03 Un commandant de la police a été abattu avec son chauffeur à Balad Rouz, à 70km au nord-est de Bagdad. AP
25-03 La police a confirmé qu'une opération avait été lancée dans la nuit de lundi à mardi contre le quartier Al-Tamiyah, bastion de l'armée du Mahdi (Moqtada Sadr.) "Nous avons commencé à intervenir à 05H00 (02H00 GMT). Les combats opposent les forces de sécurité et l'armée du Mahdi", a indiqué un porte-parole de la police, le commandant Karim al-Zubaidi. Des déflagrations de tirs de mortiers et des échanges aux armes automatiques se poursuivaient dans la matinée. L'opération a été déclenchée pour «imposer la loi et chasser les criminels», a expliqué le général Mohan al-Furayji. Des témoins dans la ville ont signalé un déploiement de forces de sécurité, après la décision des autorités d'imposer un couvre-feu dans Bassorah à partir de lundi soir. Les combattants de l'armée du Mahdi ont ensuite pris position aux accès des quatre quartiers qu'ils contrôlent dans la deuxième ville d'Irak, majoritairement chiite, qui compte 1,5 million d'habitants. Des sources médicales à l'hôpital de la ville ont fait état de "nombreux blessés ", sans pouvoir en préciser le nombre. Un porte-parole du mouvement sadriste, Harith al-Athari, a appelé à l'ouverture de négociations. "La situation est mauvaise et nous regrettons les combats. Nous sommes prêts à des négociations et nous voulons calmer les choses", a-t-il déclaré à l'AFP. Le responsable du mouvement sadriste de Nadjaf (centre sud), Liwa Sumaysim, a regretté la détérioration de la situation à Bassorah. "Nous regrettons ce qui se passe à Bassorah", a-t-il déclaré à l'AFP. " Le mouvement sadriste est visé à Bassorah, et c'est pour cela que nous assistons à un regain de tension. Les forces gouvernementales ne devraient pas être utilisées contre le peuple".
Dans Salaheddine, les résistants ont lancé une nouvelle série d'attaques contre les responsables des forces de sécurité et les chefs tribaux ralliés à l'armée US.
Ichaki 22-03 Six membres d’une milice locale financée par Washington ont été tués samedi par les tirs d’un hélicoptère américain dans la province de Saladin, a-t-on appris auprès de la police et de chefs tribaux. L’état-major américain a fait savoir que des vérifications étaient en cours. L’armée d’occupation attribue à ces groupes de "citoyens concernés", une grande part de la baisse des violences en Irak depuis un an. Le raid de samedi a visé l’un de leurs points de contrôle dans la ville d’Ichaki, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale, a indiqué à Reuters le chef tribal Abou Farouk. "Les Américains savent que je contrôle toute cette zone. Tous mes hommes portaient des uniformes et ils ne tiraient pas, alors pourquoi cela a-t-il eu lieu ? Si nos points de contrôle sont ainsi visés, c’est un désastre", a-t-il dit. (Samedi 22 mars 2008 - (Al-Oufok avec les agences de presse)
Hamrin
22-03 Samedi, au cours d'une opération contre Al-Qaïda près des montagnes d'Hamrin (centre-nord, dans la province de Salaheddine), des militaires US ont ouvert le feu sur cinq suspects (lisez : civils) qui refusaient de se conformer à leurs instructions, toujours selon l'armée américaine. Les cinq suspects ont été tués. (AFP 13h53)
Samarra,
22-03 Samedi, un raid aérien a fait six morts et deux blessés lors du bombardement de deux checkpoints tenu par les ’Fils de l’Irak’" (autre nom utilisé pour désigner les groupes soutenant les Américains) près de Samarra (95km au nord de Bagdad), a indiqué la police irakienne.L’armée américaine d’occupation a expliqué qu’un hélicoptère Apache AH-64 avait fait feu après que cinq personnes ont été repérées "en train de mener des activités terroristes présumées" dans une zone où de nombreuses bombes ont déjà explosé le long de la route. "Les premiers rapports laissent entendre qu’il pourrait s’agir d’un checkpoint tenu par les ’Fils de l’Irak’" (autre nom utilisé pour désigner les groupes sunnites soutenus par les Américains), a indiqué l’armée. "L’incident fait actuellement l’objet d’une enquête commune des forces irakiennes et de la coalition". Un responsable local de ce groupe a indiqué que l’attaque avait eu lieu deux heures seulement après une visite de soldats américains. "Ils nous ont posé des questions générales comme ’Avez-vous obtenu vos cartes d’identité ?’ ou ’Avez-vous besoin de quelque chose ?’. Et puis ils sont partis", a déclaré Sabbar el-Bazi à l’Associated Press. "Deux heures plus tard, après que je sois rentré chez moi, j’ai entendu deux explosions, probablement des missiles, et un tir de mitrailleuse d’hélicoptère". Al-Oufok avec les agences de presse)
22-03 Samedi soir, un kamikaze a lancé un camion chargé d'explosifs sur la maison du maire de Samarra, à 95km au nord de Bagdad. Selon la police, le bilan est de trois morts et quatre blessés, parmi des agents de sécurité. AP
22-03 Les quartiers de Chourta et d’Hay al Amil, dans le sud de Bagdad, ainsi que la ville de Kout à 170 km au sud-est, étaient calmes samedi matin, au lendemain de combats entre les miliciens de l’Armée du Mahdi et les soldats irakiens et américains. Après avoir imposé en août une trêve à ses miliciens, Moktada al Sadr les a autorisés à riposter aux attaques. L’Armée du Mahdi se plaignait d’être pieds et poings liés face aux factions rivales et aux soldats américains du fait de cette trêve.
L’armée américaine d’occupation, qui redoute de voir un retour des affrontements à Bagdad alors qu’elle procède au retrait de 20.000 soldats, assure ne viser que les unités de l’Armée du Mahdi qui ignorent l’ordre de cessez-le-feu de Sadr. (Samedi 22 mars 2008 - (Al-Oufok avec les agences de presse)
Kout
20-03 Affrontements entre forces de l'ordre irakiennes et l'Armée du Mahdi, a-t-on appris de sources policière et médicale. Deux policiers ont été tués par balles et cinq ont été blessées, selon une source médicale. Des responsables ont cdémenti que des membres de l'Armée du Mahdi soient impliqués dans les affrontements. (Reuters)
20-03 Un lieutenant de police a déclaré que les forces irakiennes avaient repris le contrôle de cinq des neuf quartiers de Kout où les membres de l'Armée du Mahdi sont très présents. Il a ajouté que les combats avaient éclaté lorsque des policiers étaient venus arrêter des suspects dans le quartier d'al Djihad. Reuters
Kirkouk (255 km de Bagdad),
23-03 Une bombe a explosé au passage d’une patrouille de l’armée tuant quatre militaires dont un officier, selon une source médicale. (Al-Oufok avec les agences de presse)
23-03 Cinq résistants ont été tués samedi au cours d'une opération contre Al-Qaïda près des montagnes d'Hamrin. (ats)
Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
5-1 Bush avait décidé l’invasion de l’Irak avant le 11 septembre 2001.19 mars 2008 Dès la première réunion du Conseil National de Sécurité, en février 2001, le gouvernement Bush élaborait des plans pour renverser Saddam et préparait l’occupation de l’Irak. « Trouvez moi un moyen de le faire, demandait Bush à ses conseillers. » Document CBS et transcription VF.
Paul O’Neil, Secrétaire au Trésor dans le premier gouvernement Bush, s’est entretenu en 2004 avec une journaliste la chaine CBS, à l’occasion de la publication d’un ouvrage décrivant les rouages du pouvoir à Washington. Ron Suskind, l’auteur de « The Price of Loyalty », a recueilli les témoignages de plusieurs fonctionnaires et membres du gouvernement, dont celui de Paul O’Neil, qui a accepté d’être cité nommément. A l’époque, Donald Rumsfeld avait téléphoné à Suskind pour tenter de le dissuader de publier. Extrait de 60 minutes – CBS Début de la transcritption : 1:50
Paul O’Neil : Depuis le tout début, [les responsables] avaient la conviction que Saddam Hussein était une personne détestable, et qu’il devait partir.
VOix off : Paul O’Neil déclare que le fait de s’en prendre à Saddam Hussein était le sujet n°1 sur l’agenda, 10 jours après la prise de fonction de Bush, soit 8 mois avant le 11 septembre. Depuis la tout première [réunion du Conseil National de Securité], il s’est agit de l’Irak, de ce que nous pouvions faire pour changer ce régime.
Journaliste : Tout le monde pense que cela est venu après le 11 septembre.
Suskind : Non. C’était là dès le 1er jour de ce gouvernement.
Voix off : Paul O’Neil, en tant que Secrétaire au Trésor, était membre permanent du Conseil National de Sécurité. Il déclare qu’il a été surpris par le fait que les questions : pourquoi Saddam et pourquoi maintenant, n’aient jamais été posées. Citation : Il s’agissait uniquement de trouver un moyen de le faire. C’était la tonalité de ces discussions. Le président disait : trouvez moi un moyen de le faire.
Paul O’Neil : Pour moi, la notion de préemption, le fait que les USA se donnent le droit unilatéralement de faire ce que nous déciderions, était réellement un énorme changement.
Journaliste : Cela a été évoqué lors de cette première réunion ?
Paul O’Neil : Oui.
Voix off : Paul O’Neil nous a déclaré que la discussion sur l’Irak s’est poursuivie lors de la réunion suivante du Conseil National de Sécurité, deux jours plus tard.
Suskind : Il existe des mémos. L’un d’entre eux porte l’indication « secret », et mentionne un « Plan militaire pour la crise irakienne après Saddam. »
Journaliste : Reconstruction de nation ? Ils discutaient de l’occupation de l’Irak ?
Suskind : Oui, en janvier et février 2001.
Journaliste : Suskind révèle que ces plans prévoyaient des troupes de maintien de la paix, des tribunaux pour juger des crimes de guerre et même la répartition des champs de pétrole irakien. Il a obtenu ce document du Pentagone, daté du 5 mars 2001, intitulé soumissions internationales sur des contrats pétroliers irakiens, qui inclut une carte décrivant les zones d’exploration potentielles. (...)
Référence http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1839 http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1839
Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
6-1 Le détail des pertes états-unienne en Irak.
Les principales statistiques sur les pertes américaines en Irak, selon un décompte fondé sur les chiffres du Pentagone et le décompte de l'agence Associated Press:
- 97% des décès sont intervenus depuis que le président George W. Bush a décrété la fin des combats majeurs en Irak le 1er mai 2003
Mois les plus meurtriers pour l'armée américaine depuis le début de l'intervention le 20 mars 2003:
- novembre 2004 (137 morts)
- avril 2004 (135)
- mai 2007 (126)
- décembre 2006 (112)
- janvier 2005: (107)
Provinces irakiennes où l'armée américaine a subi les plus lourdes pertes depuis le début de la guerre:
- Bagdad : 1.113
Anbar: 1.099
- Salaheddin: 513
- Nineveh : 220
- Diyala: 136
CAUSES DU DECES
- en 2007, 44% des soldats décédés ont été tués par un "engin explosif improvisé" et 56% depuis le début de l'année 2008
- 18% des décès n'ont pas été causés par des opérations ennemies
- 66 soldats morts de maladie
- 83 soldats décédés avaient plus de 45 ans
- 33 soldats décédés avaient 18 ans
- 98 femmes parmi les soldats décédés (2%)
ORIGINE ETHNIQUE
- blancs: 75%
- latino-américains: 11%
- afro-américains: 9%
- origine asiatique: 2%
- origines multiples ou inconnues: 1%
- Indiens: 1%
- Hawaï ou îles du Pacifique: 1%
REPARTITION PAR CORPS
- armée de terre (US Army): 72%
- Marines: 24%
- marine (US Navy): 2%
- armée de l'air (US Air Force): 1%
- un décès chez les Gardes-Côtes
SERVICE ET GRADERépartition selon les états de service:
- militaires en service actif: 83%
- membres de la garde nationale: 10%
- réservistes: 6%
-9% d'officiers parmi les tués
SOURCES: La plupart des chiffres proviennent du Pentagone, qui déclarait 4.000 tués au 23 mars 2008. Le décompte d’AP inclut les décès rapportés par ses journalistes en Irak. Il comprend huit civils qui travaillaient pour l'armée. Les pourcentages sur la répartition par communauté, par cause du décès ou grade sont fondés sur les chiffres disponibles au 1er mars 2008. AP
Il n'a pas encore trente ans, mais le capitaine Jaron Wharton a déjà accompli deux affectations d'une année en Irak, fait l'expérience de la pression qui s'exerce sur les troupes et vu l'armée américaine modifier sa manière de combattre. A bien des égards, son expérience reflète celle de l'armée américaine tout entière cinq ans après l'invasion de l'Irak. Lorsqu'il a regagné l'Irak pour sa seconde affectation, en novembre 2005, la liesse du début de l’occupation à fait place à une insurrection meurtrière, et l'Irak est devenu le théâtre d'engagement le plus lourd de l'armée américaine, hors période de conscription obligatoire, depuis la guerre d'indépendance de 1775-83. Le capitaine Wharton s'est retrouvé dans un environnement bien différent. Il se souvient notamment d'une patrouille de 18 heures pendant laquelle ses soldats et lui ont été la cible de trois attaques à la bombe. Un sergent a été tué à ses côtés. Aujourd'hui, certains soldats US en sont à leur troisième, voire leur quatrième affectation en Irak. La durée de leur présence a été portée de douze à quinze mois, l'intervalle entre deux missions ramené lui à un an. La durée de ces affectations a de lourdes conséquences sur la vie personnelle des soldats, explique Wharton, dont l'épouse est elle aussi capitaine de l'armée américaine et a elle aussi servi à deux reprises en Irak. "Dans la plupart des cas, votre petite amie, eh bien, elle n'est plus là lorsque vous rentrez au pays", explique Wharton, qui a également combattu en Afghanistan. Selon une étude de l'armée américaine, plus d'un soldat sur quatre souffre de problèmes mentaux à sa troisième ou quatrième affectation en Irak. Source : Andrew Gray Reuters - version française Henri-Pierre André - 18 mars
En juillet 2007, le journal local North County Times avait affirmé qu'entre cinq et dix Marines de la base étaient visés par cette enquête. Ces militaires avaient participé à une offensive américaine à Falloujah, à 100 km à l'ouest de Bagdad, en novembre 2004. Selon le quotidien, les Marines sont soupçonnés d'avoir tué jusqu'à huit prisonniers de guerre capturés pendant la bataille. Le Marine sergent Ryan Weemer a été inculpé mardi de meurtre dans le cadre de l'enquête sur des prisonniers de guerre irakiens tués àFalloujah en 2004, a annoncé lundi l'armée en Californie (ouest). Ryan Weemer est le troisième Américain à être mis en cause dans cette affaire, après le sergent Jermaine Nelson, inculpé de meurtre en août par la justice militaire, et José Nazario, un ancien sergent revenu à la vie civile et qui a plaidé non coupable en août de deux meurtres devant un tribunal fédéral à Riverside (Californie). L'enquête sur les agissements des sergents Nelson et Weemer est menée par la justice militaire à Camp Pendleton, la plus grande base de Marines du monde à 130 km au sud-est de Los Angeles. Source : AFP / 18 mars 2008)
L'armée US est impliquée dans une série de scandales en Irak où des soldats sont soupçonnés de crimes de guerre, notamment d'avoir tué ou maltraité des civils de sang froid. L'enquête sur le pire crime de guerre reproché à l'armée américaine en Irak, la tuerie de Haditha fin 2005, a eu lieu à Camp Pendleton. Quatre Marines, deux officiers et deux hommes du rang, doivent être jugés dans les prochaines semaines pour ce drame qui avait fait 24 morts selon le parquet. L'année 2007 a également vu à Camp Pendleton la conclusion judiciaire de l'affaire de Hamdania, le meurtre d'un civil irakien par des militaires américains l'année précédente. Huit militaires ont vu leur culpabilité établie à des degrés divers et ont été condamnés à des peines de un à 15 ans de prison ferme. (Source : AFP)
David L. Petraeus, le généralissime des 155 000 soldats américains stationnés en Irak, n’est pas content du gouvernement de Bagdad. Celui-ci n’ayant "pas fait, et de loin, les efforts politiques et législatifs" attendus "en matière de réconciliation nationale", Le nouveau champion des militaires, troublé par la recrudescence des attaques depuis deux mois, recommande le maintien de son contingent à au moins 135 000 hommes et femmes jusqu’à la fin de l’année 2008. Et sans doute au-delà. Le général Petraeus peut bien tancer le gouvernement irakien pour son manque de résolution. Celui-ci, chacun le sait, n’est qu’une addition de fiefs qui ne fonctionne qu’avec la moitié de ses ministres depuis des mois parce que les autres l’ont quitté pour diverses raisons, politiques et/ou sectaires. Après cinq années de tragédie ininterrompue, ce ne sont pas les 6 000 "soldats" d’Al-Qaida - dernière estimation du renseignement militaire américain - qui maintiennent seuls l’Irak dans la guerre. Ce sont les rivières de sang versé qui polarisent toutes les communautés comme jamais. Que les Américains s’en aillent où qu’ils demeurent, la stabilisation de la vieille Mésopotamie n’est pas pour demain. Patrice Claude (Grand reporter) Le Monde du 20 mars 2008
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