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Mardi 25 mars 2008
N° 342 Journal d'Irak du 17 au 24/0308 -(Fin)19-03-2003 – 19-03-2008 - Bush : "je ne regrette rien"
Journal d'Irak   

N° 342                                             du 17 au 24/0308

Par M.Lemaire


Sommaire : (Fin)

7 Dossiers

7-1  Bilan de 5 ans de guerre en Irak.

7-2 Que représentent 100 milliards de dollars, la facture annuelle de la guerre en Irak, pour une économie américaine?

7-3 Quelle armée pour quelles missions ?

7-4 Les armes des occupants

1VIPER : Un soldat robotisé.
2 Le tank "Merkava 4", fleuron des blindés.
3 Fuel-Air-Explosive (FAE), fleuron des obus

4 Obus d'artillerie guidés par un système de positionnement mondial(GPS) = Excalibur

7-5 Manifestations aux Etats-Unis contre la guerre en Irak.

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

8-1 NATIONS UNIES : Pourquoi ne pas agrandir le Conseil de sécurité de l'ONU de 15 à 22 membres.


7 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1  Bilan de 5 ans de guerre en Irak.

Jeudi 20 mars 2008. Cinq ans après avoir envahi l’Irak avec 190 000 GI et 60 000 Britanniques - qui ne sont plus que 5 000 -, cinq ans après avoir essayé de réaliser l’impossible rêve néoconservateur d’occuperpar la force le monde arabe,l’Amérique est embourbée dans une impasse. L’Amérique ne contrôle toujours pas le pays, pas même les 16 km d’autoroute qui séparent sa "zone verte" ultrafortifiée au coeur de la capitale de l’aéroport de Bagdad. Après avoir dissous toutes les forces de sécurité irakiennes - "une grave erreur", admet-on à présent -, elle a dépensé plus de 20 milliards de dollars pour entraîner et équiper 250 000 policiers et 160 000 soldats irakiens dont les chefs disent eux-mêmes qu’au mieux ils ne seront pas prêts à prendre seuls en charge la sécurité nationale "avant 2012", et celle des frontières "avant 2018". L’armée américaine est épuisée, "incapable", disait l’amiral William Fallon avant d’être contraint à la démission la semaine passée, de "combattre sur un autre front" qui ne serait pas, cette fois-ci, "choisi" comme en Irak, mais imposé. Par ses mensonges, l’administration Bush a gâché, pour longtemps, l’image et le crédit des Etats-Unis à travers le monde. Le conflit d’Irak a contribué au quadruplement des prix du pétrole en cinq ans. Malgré les milliards de dollars injectés dans l’exploitation, la production irakienne, troisième du monde avant 2003, n’est même pas encore revenue à son niveau d’avant-guerre. Même chose pour la distribution d’eau potable - dont 40 % des populations sont désormais privées - et d’électricité, dont la majorité des Irakiens, à commencer par les 5 à 6 millions de Bagdadis, ne reçoivent guère plus de quatre à six heures par jour.

En 2007, le Pentagone estimait que 70 % des 2 milliards de dollars (1,264 milliard d’euros) d’essence, kérosène et fioul produits par la raffinerie de Baiji, la principale du pays, "disparaissaient" dans la corruption généralisée qui sévit à présent partout en Irak. Bien sûr, une portion de ces détournements, estimée à "au moins 200 millions de dollars par an", participe au financement d’une insurrection, djihadiste et/ou nationaliste, qui trouve aussi des fonds privés à foison en Arabie saoudite, en Iran et dans les Etats du Golfe. Aujourd’hui en récession, l’Amérique surendettée a emprunté l’essentiel des 500 milliards de dollars déjà dépensés dans une guerre qui a, directement et indirectement, causé la mort d’au moins 400 000 Irakiens, selon l’Organisation mondiale de la santé. Elle a aussi déclenché, d’après le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU, la plus "vaste migration humaine" depuis la partition entre l’Inde et le Pakistan en 1947. Environ 4,4 millions d’Irakiens sont aujourd’hui des "déplacés" qui ont fui leurs maisons, 2 millions tentent de survivre dans les pays voisins, avec tous les risques de déstabilisation politique que cela implique. Que faire à présent ? Impossible de rester quand toutes les enquêtes d’opinion montrent que les trois quarts des 25 ou 26 millions d’Irakiens n’en peuvent plus de l’occupation. Que les enfants sont souvent les premiers à applaudir lorsque la résistance parvient à exploser un de leurs blindés ou à abattre un hélicoptère. Source & Source & Extrait : Patrice Claude (reporter pour’ le Monde’)


7-2 Que représentent 100 milliards de dollars, la facture annuelle de la guerre en Irak, pour une économie américaine?

Que représentent 100 milliards de dollars, la facture annuelle de la guerre en Irak, pour une économie américaine qui pèse 14.000 milliards de dollars ? Pas grand-chose pour l’instant, mais la note s’alourdit, et le fait de financer à crédit risque de poser des problèmes à long terme. L’argent n’était pas en soi un problème il y a cinq ans, lors du déclenchement par George W. Bush de l’invasion de l’Irak. Toute l’attention était alors focalisée par les accusations de Washington, qui se sont révélées mensongères, de la détention par le régime de Saddam Hussein d’armes de destruction massive. Mais 500 milliards de dollars plus tard, les experts s’inquiètent désormais de l’impact de ce coût sur la première économie mondiale, déjà ébranlée par la crise financière. "Les conséquences économiques à court terme de la guerre sont gérables et modestes. Mais les conséquences à long terme seront importantes", prédit Mark Zandi, chef économiste chez Moody’s Economy.com. Le noeud du problème, soulignent les économistes, est que chaque mois de combat ajoute plus de dix milliards de dollars à la dette américaine, qui dépasse désormais 19.000 milliards. "Le supplément de dette publique est indéniablement une mauvaise chose pour notre performance économique à long terme", estime Doug Elmendorf, un ancien économiste de la Réserve fédérale. D’autres dépenses - de santé pour les plus pauvres ou d’assurance-maladie pour les personnes âgées - s’ajoutent encore aux créances gouvernementales. "La règle veut que lorsqu’on est dans un trou, on cesse de creuser", souligne Elmendorf. Les défenseurs de l’opération en Irak font valoir qu’il aurait été bien plus dommageable pour l’économie américaine que le pays ne soit pas sécurisé après les attentats du 11-Septembre. "Si l’on pense que cette guerre est importante pour notre sécurité nationale, alors on peut estimer qu’en fin de compte, elle est importante aussi pour notre succès économique", admet Elmendorf qui ajoute cependant : "Si c’était le cas, il aurait mieux valu payer directement" plutôt que d’emprunter. Il faudra bien qu’à un certain stade, le gouvernement rembourse ses dettes ou, s’il ne le fait pas, verse des intérêts de plus en plus élevés. Au début de l’année 2003, les artisans de l’opération d’invasion de l’Irak écartaient le risque de problèmes économiques dus à la guerre. Le 29 janvier 2003, moins de deux mois avant le déclenchement de l'envahisement le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld affirmait que les services budgétaires de la Maison blanche évaluaient le coût du conflit à moins de 50 milliards de dollars, dont une portion serait financée par "d’autres pays". Dick Cheney ajoutait que les revenus tirés du pétrole permettraient de couvrir certains coûts. Cinq ans plus tard, la guerre soutient plutôt certaines économies régionales. (Lundi, 17 mars 2008 - (Al-Oufok avec les agences de presse)


7-3 Quelle armée pour quelles missions ? L'armée américaine a dû elle aussi s'adapter, surtout l'armée de terre (l'US Army) qui assume l'essentiel des combats. La guerre a notamment exposé les défaillances du système de santé militaire, sous-dimensionné pour fournir les soins de longue durée que nécessitent un grand nombre de blessés de guerre. Dans les états-majors, on s'interroge aussi vivement sur la capacité des forces américaines, également engagées massivement en Afghanistan, à livrer éventuellement une autre guerre majeure. Si un nouveau conflit venait à éclater, estiment de hauts gradés, il faudrait que l'US Air Force ou l'US Navy en assurent la plus forte part, parce que l'armée de terre, elle, est trop mise à contribution. Pour parer à cette éventualité, les effectifs de l'armée de terre ont été augmentés de 65.000 soldats d'active pour les porter à 547.000 soldats. Le corps des Marines a lui aussi été élargi. Malgré la guerre, les objectifs de recrutement sont respectés. Mais des voix s'élèvent pour affirmer que les critères de recrutement ont été abaissés. Au-delà, un débat fondamental est en cours dans les cercles militaires qui se nourrit directement du conflit irakien. "Nous avons une armée qui a été conçue pour tuer des hommes et détruire des infrastructures, et nous avons toujours besoin d'une armée qui puisse le faire. Mais nous avons aussi besoin, et de plus en plus, d'une armée qui puisse venir en aide aux populations et construire des infrastructures", explique le lieutenant-colonel John Nagl, auteur d'un livre sur la lutte contre-insurrectionnelle ("Apprendre à manger sa soupe avec un couteau"). Cette opinion modèle de plus en plus la stratégie des forces américaines en Irak, surtout depuis qu'un autre spécialiste de la lutte contre-insurrectionnelle, le général David Petraeus, en a pris l'an dernier le commandement à Bagdad. Avec l'appui de 30.000 soldats envoyés en renfort, le général Petraeus a sorti ses troupes de leurs bases pour aider la population locale(….) S'inspirant de cette évolution, des officiers supérieurs défendent désormais l'idée selon laquelle l'armée américaine doit être davantage "nation-building", soit édificatrice de nations, un thème longtemps tabou dans l'administration Bush. "Les plus grandes menaces portées contre la sécurité internationale ont longtemps émané uniquement d'Etats qui étaient trop forts.

Au XXIe siècle, je dirais que les Etats trop faibles posent une menace au moins aussi grande, voire plus grande encore", affirme Nagl. Le manuel de lutte contre-insurrectionnelle de l'armée américaine, dont une nouvelle version supervisée par le général Petraeus et co-rédigé par Nagl a été diffusée en décembre 2006 et révisée le mois dernier, souligne l'importance des missions hors combat des forces armées. Mais certains demandent plus encore. Nagl prône ainsi la création d'un corps d'armée fort de 20.000 soldats spécifiquement affectés à la formation et à l'entraînement des armées des nations amies des Etats-Unis. "Notre armée comprend maintenant qu'elle doit être capable de construire et de protéger, mais nous devons encore bâtir l'armée qui pourra le faire", dit-il. Source : Andrew Gray Reuters - version française Henri-Pierre André - 18 mars


7-4 Les armes des occupants

1 VIPER : Un soldat robotisé.
Elbit Systems présentera un soldat robot portable en mesure de pénétrer seul en zone ennemie, de jeter une grenade et de tirer sur l'ennemi.
Son nom : VIPER
D'une dimension semblable à celle d'un petit téléviseur, ce robot a été pensé pour réduire le risque de combats au corps à corps entre Tsahal et ses ennemis.
Equipé d'une caméra vidéo, d'un système de détection et de désamorçage des explosifs, le soldat robot tout terrain peut éviter les obstacles du terrain, tels des escaliers.
Tsahal équiperait ses forces terrestres du VIPER après avoir réalisé des tests préliminaires.
Le groupe israélien entend également équiper les services de sécurité étrangers ainsi que les forces américaines postées en Irak et en Afghanistan.
Il faut savoir que l’actuel Président Israélien avait promis cette nouvelle technologie suite aux lourdes pertes subies par l’armée israélienne au Liban en juillet 2006.
Liban Résistance

2 Le tank "Merkava 4", fleuron des blindés.
"Merkava 4" est opérationnel depuis 2004.
Ce tank est capable, lorsqu'il est en mouvement, de tirer sur une cible qui bouge.
Il a également montré sa capacité d'atteindre des hélicoptères.
Utilisé pendant la seconde guerre du Liban, cet appareil a fait récemment l’objet de quelques améliorations techniques.
Il est dorénavant protégé grâce à des puces minuscules placées sur ses coins qui lui permettraient ainsi de ne pas être touché par aucune arme anti tank.
Liban Résistance

3 Fuel-Air-Explosive (FAE), fleuron des obus

Connu également sous le nom de bombe thermobarique, cet obus déclenche les effets suivants :
Mort instantanée des personnes situées à proximité du point d'impact
Celles présentes à la périphérie risquent de souffrir de nombreuses blessures internes et donc invisibles, y compris l’éclatement des tympans et l’écrasement des organes internes de l’oreille, de graves commotions, un éclatement des poumons et des organes internes
La destruction, la mort et les blessures sont causées par une onde de choc se propageant à trois kilomètres par seconde.
Une amélioration de la performance est obtenue en ajoutant un surplus de métaux au mélange explosif, l'aluminium et le magnésium étant des métaux de choix.
Au lieu de blessures par fragments d'obus, un dispositif thermobarique produit un effet de souffle.
Chaque type de tissu, en interagissant avec l'onde de choc, est comprimé, étiré, tordu ou désintégré par une surcharge en fonction de ses propriétés physiques.
Les organes internes qui contiennent de l'air (les sinus, les oreilles, les poumons et les intestins), sont particulièrement vulnérables à l'explosion.
Liban Résistance

4 Obus d'artillerie guidés par un système de positionnement mondial(GPS) = Excalibur

L'Excalibur se sert de signaux de satellite et d'un logiciel pour le guider jusqu'à 10 mètres de sa cible, même lorsque l'obus est tiré d'une distance de 40 kilomètres. Les obus habituels ont une précision évaluée à 50 mètres. Les artilleurs canadiens en Afghanistan ont maintenant l'autorisation de tirer des obus d'artillerie guidés par un système de positionnement mondial (GPS) - au coût de 150 000 $ pièce. L'obus Excalibur, présenté par ses fabricants comme la nouvelle génération de munitions d'artillerie, pourrait bien s'avérer la plus coûteuse des munitions conventionnelles jamais employées par l'armée. Ses partisans disent que l'arme est d'une extrême précision, puisqu'elle peut corriger elle-même son trajet en vol. L'obus "atterrit exactement là où vous voulez qu'il atterrisse, a déclaré le lieutenant-colonel Jim Willis, un haut gradé chargé de l'acquisition des munitions.  Il a indiqué que des militaires canadiens stationnés à Kandahar avaient testé l'obus dans le désert, récemment, et que l'arme avait fonctionné à la perfection. Une unité militaire américaine a mené ses propres tests dans l'est de l'Afghanistan, le mois dernier, et a aussi donné le feu vert à l'utilisation de l'Excalibur. Source : 24 mars, La Presse Canadienne


7-5 Manifestations aux Etats-Unis contre la guerre en Irak.

"Pas un mort de plus, pas un dollar de plus, ne financez pas la guerre",

Des manifestations étaient prévues toute la journée dans les grandes villes du pays et notamment l'accrochage de 4000 T-shirts dans une rue de Cincinnati, le nombre communiqués par le pentagone des soldats américains tués en Irak..

A Washington, quelque 200 manifestants s'étaient réunis dès 08H00 du matin devant l'immeuble de l'Internal revenue service (service des Impôts) déployant plusieurs banderoles dont "do not fund the war" (ne financez pas la guerre) et "not one more death, not one more dollar, no funds for warcrimes" (plus un mort, plus un dollar, pas d'argent pour des crimes de guerre). "Les centaines de milliards de la guerre, nous ne les dépensons pas dans l'éducation, la santé ou le logement", a déploré Martha Hennessy, de Baltimore (Maryland, est). "Nous payons pour cette guerre, à hauteur de 500 milliards de dollars. Nous avons créé le désordre là-bas et nous allons payer pendant des générations", a estimé Jody Evans, co-fondatrice de Code Pink, une organisation de femmes opposées à la guerre en Irak. "Il est vraiment temps d'en finir avec cette occupation", affirme Rachel Payne, 19 ans, qui fait partie d'un groupe de manifestants battant le tambour devant l'American Petroleum Institute, près de la Maison Blanche. "Cette guerre doit finir et elle doit finir maintenant", renchérit Leslie Cagan, responsable de l'organisation United for Peace and Justice. "Je pense que les gens sont à la recherche de nouveaux moyens d'exprimer leur opposition" à la guerre, dit-elle à l'AFP. Toute une série d'autres initiatives étaient prévues dans la journée à Washington, d'une marche emmenée par des anciens combattants à une veillée aux chandelles près de la Maison Blanche en soirée.

Ailleurs aux Etats-Unis, les "antiguerre" laissait entendre leurs voix avec des manifestations prévues à Miami, New York, Chicago, San Francisco et Los Angeles et des actions locales dans quasiment tous les Etats. A Dallas (Texas, sud), une manifestation au cours de laquelle des anciens combattants d'Irak s'adresseront à la foule doit se dérouler sur la place où Kennedy a été assassiné le 22 novembre 1963. En Ohio, plus de vingt veillées, rassemblements et défilés étaient prévus ce jour. Des douzaines de manifestants se sont également rendus devant l’Institut américain du pétrole avec des banderoles portant les slogans "Hors d’Irak" et "Pas de guerre, pas de réchauffement". Certains criaient : "Pas de sang pour du pétrole". Dans tout le pays, des étudiants ont prévu des grèves surprises, tandis qu’à l’université du Minnesota, certains prévoyaient de fermer les bureaux de recrutement de l’armée. "C’est la première fois qu’on observe des actions coordonnées de désobéissance civile", a remarqué Barbra Bearden, responsable de la communication pour le groupe Peace Action. "Des gens qui n’avaient jamais fait ce genre de choses auparavant se lèvent et décident qu’il est temps d’agir".

Dans la banlieue de Miami, Linda Belgrave, professeur de sociologie à l’université de Miami, et quelques autres personnes ont tenu des panneaux contre la guerre devant les conducteurs coincés dans les embouteillages matinaux, non loin d’un bâtiment militaire. "C’est le début d’un sixième année de cette horreur et il faut que ça cesse", a déclaré Linda Belgrave.

Mardi, une dizaine de personnes ont été arrêtées au cours d’un rassemblant contre la guerre dans l’Etat de New York. Ils étaient environ 60 à participer à la manifestation qui a démarré à l’université de Binghamton avant de se déplacer vers un centre de recrutement de l’armée. Selon la police, les participants ont bouleversé la circulation sur leur parcours, causant deux accidents à Vestal (New York). (AFP-19-03- EuroNews)

19-03  Plus de 200 personnes ont été arrêtées mercredi à travers les Etats-Unis en marge de rassemblements organisés par des organisations pacifistes pour le cinquième anniversaire de l'intervention militaire en Irak. A Washington, 33 manifestants ont été arrêtées par la police, pour avoir dépassé les barrières installées autour du bâtiment de l'Internal Revenue Service, le service fédéral du fisc du service des Impôts, a constaté une journaliste de l'AFP. Ils entendaient protester contre le financement par les contribuables de la guerre en Irak, qui entre jeudi dans sa sixième année et dont la facture s'élève à 500 milliards de dollars.  Plus de cent personnes s’étaient rassemblées devant le bâtiment pour scander "C’est une scène de crime" et "vous arrêtez les mauvaises personnes". Les manifestants ont expliqué avoir choisi l’IRS car c’est là que sont récoltés les impôts servant à financer la guerre. A San Francisco, qui est de longue date un des foyers les plus actifs de la contestation de la guerre en Irak, 143 manifestants ont été arrêtés sur Market Street, dans le centre financier de la ville californienne. Selon le sergent de police Steve Maninna, il s'agit essentiellement de refus d'obtempérer. Quatre femmes qui avaient suspendu une banderole sur le célébrissime pont du Golden Gate ont également été interpellées. Sur le National Mall de Washington, l'avenue principale du quartier du Capitole, une centaine de manifestants appartenant au Mouvement des anciens combattants pour la paix ont également protesté contre la guerre "sans fin" en Irak en brandissant des bannières étoilées à l'envers. "Bush et Cheney dirigeants déchus, Bush et Cheney ont leur place en prison", ont-ils scandé en visant le président et son vice-président. Des dizaines d'autres protestataires ont manifesté un peu plus tard à un carrefour animé du quartier des affaires. Ils ont notamment aspergé de peinture rouge le siège de Bechtel National Inc, qui a participé à d'importants projets de reconstruction en Irak. .A New York, un rassemblement était organisé à Times Square par la "Brigade pacifique des grands-mères". "Nous sommes ici pour montrer à la population que cette guerre est une folie. Nous n'aurions jamais dû y aller", a dit Shirley Weiner, 80 ans. A Boston, cinq personnes ayant bloqué les accès à un centre de recrutement militaire ont été arrêtées. (Reuters & AF°)

22-03 Samedi les manifestants à New York portaient de faux cercueils recouverts de drapeaux américains et irakiens ainsi que des caricatures comparant le président Bush à Hitler. (Al-Oufok avec les agences de presse)

22-03 Des milliers de personnes ont manifesté samedi dans le centre de New York à l'occasion du cinquième anniversaire de l'intervention militaire américaine en Irak, demandant le retrait immédiat des troupes américaines. Les manifestants, plus de 10.000, ont scandé "Finissez la guerre maintenant" et "pas un dollar de plus, pas un mort de plus" et ont observé une minute de silence pour commémorer les morts de la guerre. Il est temps de cesser de jouer les policiers de l'empire", a déclaré un ancien combattant du Vietnam, Hugh Bruce, 65 ans. "La guerre est illégale, immorale et la plupart des Américains y sont opposés", a-t-il ajouté. Samedi les manifestants à New York portaient de faux cercueils recouverts de drapeaux américains et irakiens ainsi que des caricatures comparant le président Bush à Hitler. (AFP)

24-03 Six jeunes militants anti-guerre ont fait irruption dimanche en pleine messe de Pâques dans une église pour marquer leur hostilité à la guerre en Irak. Les trois garçons et les trois filles ont pris par surprise la foule des paroissiens pendant l'homélie du cardinal Francis George. Ils ont crier :  "Même le pape appelle à la paix", avant d'être sortis manu militari par des vigiles. Les militants anti-guerre "Les Lycéennes Catholiques Contre la Guerre ", ont indiqués qu'ils avaient décidé d'intervenir dans la cathédrale du Saint-Nom et le jour de Pâques pour avoir une audience la plus large possible. Les six jeunes gens comparaîtront lundi devant un tribunal. AP



8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 NATIONS UNIES : Pourquoi ne pas agrandir le Conseil de sécurité de l'ONU de 15 à 22 membres.?

C'est ce que suggère un texte que s'est procuré vendredi l'Associated Press et qui laisse à l'appréciation des 192 membres de l'ONU de choisir quels pays devraient occuper les nouveaux sièges ainsi créés.

Ce document qui s'inscrit dans le cadre d'une réflexion en cours aux Nations unies sur le délicat problème de la réforme de l'assemblée onusienne la plus puissante, laisse également aux 192 Etats-membres le soin de déterminer la durée du mandat de ces nouveaux sièges entre trois options: des mandats de deux ans, cinq ans ou permanents. Le texte abandonne la question sensible du droit de veto à des négociations ultérieures.

De plus en plus de voix s'élèvent en faveur de l'élargissement du Conseil de sécurité de manière à ce que le principal organe de l'ONU reflète davantage le monde d'aujourd'hui et non plus seulement les plus grandes puissances de l'après Seconde Guerre Mondiale, date de création des Nations unies. Mais toutes les précédentes tentatives, depuis 1979, ont échoué à cause des rivalités entre pays-membres sur la taille et la composition d'un conseil élargi. Les profondes divisions sur le sujet ont contraint l'Assemblée générale de l'ONU à laisser en suspens trois propositions de résolution contradictoires en 2005. Le dénommé Groupe des Quatre -Allemagne, Japon, Brésil et Inde- aspire à des sièges permanents sans droit de veto dans un conseil de sécurité élargi à 25 membres.

Un autre groupe de pays d'importance moyenne, dont l'Italie et le Pakistan, qui se baptisent eux-mêmes Union de consensus, veut un conseil de 25 membres avec 10 nouveaux sièges non permanents.

L'Union africaine, dont les 53 membres soulignent que leur continent est le seul à ne pas disposer d'un siège permanent au conseil, veut ajouter 11 nouveaux sièges -six permanents dont deux pour l'Afrique avec droit de veto, et cinq non permanents. La nouvelle ébauche de proposition stipule que ces différents groupes maintiennent leurs positions, mais que l'impossibilité de les concrétiser cède désormais la place à "une apparente volonté de négociation sur la base d'une réforme intermédiaire qui passerait par l'identification du plus grand dénominateur commun à ce stade". Plus de 50 ambassadeurs représentant les principaux groupes ayant intérêt à ce que le conseil soit réformé, ont participé mardi à une réunion pour discuter de la nouvelle proposition sous l'égide de l'ambassadeur d'Allemagne auprès de l'ONU, Thomas Matussek. Sur les sept nouveaux sièges prévus par ce texte, deux seraient alloués à des pays africains, deux autres à des pays asiatiques, un à l'Amérique latine et aux Caraïbes, un à l'Europe de l'Ouest et un à l'Europe de l'Est. Le texte a été élaboré par les ambassadeurs des Pays-Bas, de Roumanie, de Malaisie, de Grande-Bretagne, de Chypre et d'Allemagne avec le soutien des Bahamas et une forte participation de l'Italie, a indiqué Matussek.  Source : Edith M. Lederer AP – Samedi 22 mars

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