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Jeudi 27 mars 2008
Journal de la Palestine   (Début)                                

N°332             20-03 au 26-03

Par M.Lemaire



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Sommaire

Tiré à part :

Résistance

La Palestine en chiffre & au jour le jour

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée)

2 Politique Israélienne

3 Politique internationale des territoires occupés 



Tiré à part :

Cheney : les attaques contre Israël nuisent aux Palestiniens...

23-03 Les attaques contre Israël "nuisent aux aspirations nationales" du peuple palestinien, a déclaré dimanche à Ramallah (Cisjordanie) le vice-président Cheney.

Cheney : "Il y a une vérité pénible mais incontournable qu'il faut répéter, à savoir que le terrorisme(…)  et les roquettes ne tuent pas seulement des civils , mais aussi les espoirs et les aspirations légitimes du peuple palestinien", (AFP)

 23-03 Cheney a estimé qu'un Etat palestinien aurait dû être créé "il y a longtemps". … mais que la poursuite de la résistance contre Israël nuisait à la réalisation de cette aspiration légitime. (AFP & EuroNews)

23-03 Cheney a assuré ses interlocuteurs israéliens du soutien des Etats-Unis. "Nous n'exercerons jamais de pression sur Israël pour que vous preniez des décisions menaçant votre sécurité", a t-il promis au Premier ministre Ehud Olmert.  EuroNews Suite des trouvailles… allez vite lire les grandes manœuvres de Cheney - USA

Paroles & actions des bientôt président cette semaine ...

Aucun espoir que l’administration US change sa stratégie quant au conflit arabo-israélien.
Gaza - CPI

John McCain, candidat républicain pour les élections présidentielles américaines, avait déclaré, qu’il reconnaît à "Israël" son droit de prendre la ville d'Al-Quds comme capitale. Et dans une rencontre avec des gens de médias arabes et étrangers, il a déclaré qu’il continuera le processus de « paix » au Moyen-Orient, au cas où il sortira victorieux des élections. Il a ajouté qu’il connaît bien les positions palestinienne et israélienne et les souffrances communes des deux côtés. Le Hamas a critiqué les déclarations du candidat du parti républicain pour les élections présidentielles. En effet, il avait considéré la ville d’Al-Quds comme la capitale de l’Entité sioniste. Le mouvement a indiqué que ces déclarations reflètent la stratégie générale américaine soutenant "Israël" en dépit des intérêts palestiniens. Le porte-parole du mouvement Sami Abou Zuhri s’est montré désolé pour les déclarations provenant de John McCain, le candidat républicain. Le sens de ses déclarations n’est pas si éloigné de celles du candidat démocrate Barak Obama. Il ne pourra attendre aucun bien de l’administration américaine, toutes tendances confondues. 21-03



 20-03 au 26-03: Peuple Palestinien : 1 tué   -  1 blessé                                         Occupants :  0 tué  -  1 blessé

Résistance

Au jour le jour

20-03 Un adolescent israélien de 14 ans a été blessé jeudi soir par l’explosion d’une charge explosive au passage du véhicule dans lequel il se trouvait au sud de Hébron, en Judée-Samarie. Selon les premiers rapports de l’armée, le véhicule aurait été la cible de tireurs isolés
 Infolive.tv.

Internationale

20-03 La chaîne Al-Jazira a diffusé un enregistrement audio d'Oussama ben Laden dans lequel il rejette les négociations menées par les Palestiniens avec Israël et appelle à la guerre pour la libération de la Palestine. Ben Laden : "la Palestine ne peut pas être reprise par les négociations et le dialogue, mais par le feu et le fer". AP

24-03  Le numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, a déclaré selon le centre spécialisé : SITE Intelligence Group : "Musulmans, aujourd'hui est votre jour. Frappez les intérêts des juifs, des Américains, et de tous ceux qui ont participé à l'attaque contre les musulmans", (et en réaction aux raids d'Israël contre la bande de Gaza) "Personne ne peut dire aujourd'hui que nous devrions combattre les Juifs uniquement en Palestine", ajoute-t-il. Zaouahri appelle les musulmans à soutenir les Palestiniens dans la bande de Gaza mais par la lutte armée, non par des manifestations. Zaouahri accuse les dirigeants arabes de collusion avec les Etats-Unis et Israël dans le blocus des Palestiniens de Gaza et désigne spécifiquement les dirigeants d'Arabie saoudite, d'Egypte et de Jordanie, qu'il dit faire partie d'une "alliance satanique". "L'alliance satanique nous montre sa laideur et sa bassesse, une alliance des croisés et des Juifs et avec eux (le président égyptien Hosni) Moubarak, la famille (royale) Saoud, et le fils d'al Hussein (le roi Abdallah de Jordanie)." Firouz Sedarat à Doubaï, Sami Aboudi à Londres, version française Jean-Stéphane Brosse Reuters -



La lutte pour la libération dans les  territoires occupé

Bande de Gaza - Au jour le jour

24-03 Un civil a été tué et un autre blessé par l'armée israélienne à la frontière entre Israël et le sud de la bande de Gaza, près de Khan Younès, apprend-on de sources hospitalière et politique. Des résistants auraient ouvert le feu sur un bulldozer de Tsahal. Selon les Palestiniens, le bulldozer et les soldats israéliens se trouvaient du côté gazaoui de la frontière au moment de l'incident. En représailles des soldats israéliens on riposté, atteignant les deux hommes, qui ne faisaient pas partie du groupe de résistants et étaient sans armes. (Reuters)

Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 : Au jour le jour 

20-03  Des bulldozers des forces d’occupation, soutenus par des troupes armées, ont détruit cinq maisons palestiniennes dans une section de Cisjordanie contrôlée par l’autorité d’occupation. Selon l’armée d’occupation, ces maisons ont été démolies parce qu’elles avaient été bâties sans permis de construire. Mais les mouvements des droits de l’homme israéliens, précisent que ces permis sont très rarement accordés, ce qui force les Palestiniens à construire sans obtenir de feu vert. Les maisons rasées mercredi dans le village de Deirat, au sud d’Hébron, abritaient 38 adultes et enfants. (Al-Oufok avec les agences de presse)



4-2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)
Civils & résistants tués                                                                            :  6.103   

Palestiniens blessés                                                                               :  52.718

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.147

                                                                                                                ( 369 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6.455

                                                                                                                ( 468  militaires/policiers)

Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  
1  Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

17-03 Abbas souhaite que les négociations aboutissent cette année à un vrai traité de paix lui permettant de proclamer un Etat indépendant - en Cisjordanie pour commencer. Mais Olmert a estimé que l’accord à viser cette année doit simplement coucher sur le papier les "principes de base" d’un futur Etat palestinien qui ne verrait le jour que lorsqu’Abbas aura mis au pas les résistants en Cisjordanie comme à Gaza. Al-Oufok avec les agences de presse)


1-5 Négociations.

23-03 Le Hamas et le Fatah ont signé, la reprise du dialogue entre les deux mouvements afin de mettre fin aux désaccords palestiniens internes. Cette initiative yéménite sera la base du cadre d’un dialogue commun. Le porte-parole du mouvement du Hamas Dr. Sami Abou Zouhri a dit lors d'une déclaration au Centre Palestinien d'Information que les deux délégations des mouvements du Fatah et du Hamas sont tombés d'accord pour la reprise d'un dialogue interpaletinien, tout en affirmant que l'initiative yéménite a été ratifiée sur cette base afin de contribuer à l'entente nationale palestinienne.
Abou Zouhri a ajouté que cette initiative est le cadre d'un dialogue et qu'elle n'a pas de conditions préalables.
CPI

23-03 Au Yemen, des dirigeants du Fatah et Hamas ont signé une déclaration dite "de Sanaa", du nom de la capitale yéménite. Ils s'y engagent à tout faire pour se réconcilier. "C'est un bon point de départ", a commenté le représentant du Hamas. Cette déclaration, est pour l'instant seulement d'intention… EuroNews

23-03 Une perspective d’accord de réconciliation entre Hamas et Fatah Réaction prudente, cependant, d’un responsable de Ramallah, qui déclare que "si le Hamas renonce à son coup d’état et son contrôle sur la bande de Gaza, alors oui, une page sera tournée et le dialogue commencera". Réaction à son tour du Hamas, qui n’entend pas se voir imposer de préalable et parle du mépris du Fatah pour le vrai dialogue. Les discussions doivent reprendre début avril. (Al-Oufok avec les agences de presse)

24-03 Ayman Taha, porte-parole du Hamas à Gaza, a déclaré  que les leaders du Hamas et le Fatah ont accepté au Yémen de reprendre le dialogue le 5 avril dans les territoires palestiniens. CRI Online


1-9 Action & déclaration palestinienne contre la politique colonialiste en général

17-03 Israël poursuivra ses constructions de logements à Jérusalem-est, L’Etat hébreu prévoit de construire des centaines de nouveaux appartements à Har Homa, un quartier situé dans la partie de Jérusalem revendiquée par les Palestiniens. Olmert a décrit Har Homa comme "inséparable" de Jérusalem et indiqué que les chantiers allaient se poursuivre.

Saëb Erekat, négociateur palestinien et proche de Mahmoud Abbas, a estimé que les propos tenus par Ehud Olmert "ne tiennent pas debout". "C’est totalement inacceptable", a-t-il ajouté. Olmert n’en a pas moins affirmé que "le plus important était de mener des négociations sérieuses et sincères avec l’Autorité palestinienne et de ne pas les arrêter ni les retarder afin de pouvoir aboutir à un accord que nous voulons de tout coeur". (Al-Oufok avec les agences de presse



2  Politique Israélienne

21-03 Mars Noir. C’est le terme employé par certains économistes pour désigner ce mois de mars 2008 qui a vu s’effondrer le taux du Dollar, et qui laisse présager une crise économique mondiale, voire même un krach boursier pour les plus pessimistes. En Israël, si les vacanciers se rejouissent de la baisse du prix des billets d’avions, des pans entiers de l’économie israélienne en paient cependant le prix fort. Infolive.tv


2-2 Des Canons ... pas du beurre.

22-03 Israël va commencer d'ici quelques semaines d'équiper ses avions de systèmes de défense anti-roquettes Ce projet est à l'étude depuis qu'en 2002, un avion de ligne israélien fut la cible de roquettes tirées peu après le décollage à Mombasa, au Kenya. L'attaque avait conduit(…)  Israël à envisager d'équiper ses avions de passagers avec des systèmes de défense comparables à ceux utilisés par l'armée de l'air. Selon les responsables israéliens de la Défense , le système de défense anti-roquettes tire des fusées éclairantes qui perturbent le mécanisme de guidage par infrarouge des roquettes. Il sera d'abord installé sur les avions à destination de pays considérés comme dangereux, notamment en Afrique et dans certaines régions d'Asie.AP


2-4 Les grandes manœuvres

24-03 Abbas doit choisir entre des négociations avec Israël ou une alliance avec le Hamas, a déclaré un responsable israélien. Il réagissait à la conclusion d'un accord entre le Hamas et le Fatah. La radio publique et de l'armée ont pour leur part cité d'autres responsables israéliens qui ont prévenu que les négociations entre Israël, qui ont repris en novembre sous l'égide des Etats-Unis, seraient immédiatement gelées si le Hamas et le Fatah s'entendaient pour constituer un nouveau gouvernement d'union nationale. (ats)


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

17-03 Olmert, a par ailleurs confirmé l’intention de l’autorité d’occupation de construire de nouveaux logements à Jérusalem-Est et à sa périphérie.. "Il y a des endroits où il y aura des constructions, ou des extensions de construction, parce que ces endroits resteront entre les mains d’Israël dans tous les cas de figure","Chacun le sait, cela inclut, d’abord et avant tout Jérusalem", a-t-il martelé, citant notamment la colline de Har Homa - Abou Ghneïm pour les Palestiniens - où Washington critique le projet de centaines de nouveaux logements. (Al-Oufok avec les agences de presse)

17-03 Ehoud Olmert a affirmé qu’Israël poursuivrait ses constructions de logements à Jérusalem-est, malgré les contestations au sein de la communauté internationale. L’Etat hébreu prévoit de construire des centaines de nouveaux appartements à Har Homa, un quartier situé dans la partie de Jérusalem revendiquée par les Palestiniens. Olmert a décrit Har Homa comme "inséparable" de Jérusalem et indiqué que les chantiers allaient se poursuivre.(17-03 Al-Oufok avec les agences de presse)

24-03 Israël s'efforcera de lever certaines restrictions aux allées et venues des Palestiniens en Cisjordanie mais n'est pas prêt à s'engager à lever les points de contrôle militaires . Barak a déclaré qu'il s'agissait notamment de faciliter les déplacements des commerçants et hommes d'affaires palestiniens. "Dans la période qui vient, nous prévoyons de concentrer nos efforts pour soulager la population et promouvoir les projets économiques", a-t-il dit sans autre précision. Barak a cependant souligné que le réseau de barrages et contrôles routiers de l'armée empêchaient les résistants  de réaliser des attaques contre Israel en les contraignant à emprunter des passages obligés qui leur rendent plus difficile l'accès au territoire israélien.(Reuters)



3 Politique Internationale des térritoires occupés

1 Pays Arabes & voisins

Égypte

Khaled al Batch, du Djihad islamique, et Djamal Abou Hachem, responsable du Hamas, ont participé à une rencontreen vue de d'obtenir une trève entre le fatah et le Hamas Ismaïl Haniyeh, a déclaré que les deux hommes allaient prendre connaissance d’une proposition de l’autorité d’occupation transmise par l’Égypte et que "la décision finale sera prise en accord avec les intérêts supérieurs du peuple palestinien". (Al-Oufok avec les agences de presse)

22-03 ne délégation palestinienne a demandé la libération de 36 membres du Hamas incarcérés en Égypte après l’ouverture de la frontière par des militants gazaouis en janvier, a-t-on appris de source égyptienne proche des pourparlers. Les Égyptiens ont promis de libérer les détenus dans un proche avenir. Le Hamas attend des actes et pas seulement des promesses. Nous sommes très préoccupés par la détention prolongée et les tortures subies par les détenus", a déclaré Barhoum.

À Gaza, Ismaïl Haniyeh a jugé "anormale" la détention de Palestiniens en Égypte, "surtout si ce sont des combattants de la résistance". "Cette situation n’est pas normale et doit être corrigée (...) par la libération immédiate des prisonniers", a-t-il dit. Cette semaine, un haut responsable du Hamas, Saïd Seyam, a affirmé dans une interview que les prisonniers palestiniens en Égypte étaient torturés et interrogés sur le sort de Gilad Shalit, capturé en juin 2006. Les associations de défense des droits de l’homme affirment que la torture est systématique dans les prisons et les commissariats égyptiens. (Al-Oufok avec les agences de presse)

23-03 L’Egypte a libéré 33 membres du Hamas arrêtés après l’ouverture par la force de la frontière avec la bande de Gaza par des militants palestiniens en janvier dernier, a-t-on appris dimanche de source proche des services de sécurité égyptiens. Ces hommes avaient été incarcérés pour détention illégale d’armes mais l’enquête a montré qu’ils n’étaient impliqués dans aucune activité en Egypte, a-t-on précisé de même source. L’un des militants du Hamas arrêtés par les Egyptiens, présenté comme le plus élevé en grade, n’a cependant pas été relâché, selon des sources dans la bande de Gaza. (Al-Oufok avec les agences de presse)



2 Le Monde

1 Usa (le parrain)

2 Les grandes manœuvres de Cheney

20-03 Après ses discussions pétrolières à Ryad, Cheney se rend en Israël Cheney va mettre l’accent en Israël sur la nécessité "d’avancer dans le processus de paix ainsi que sur le droit d’Israël à se défendre face au terrorisme et à protéger ses citoyens", a indiqué la porte-parole Lea Anne McBride.

A Ramallah, Cheney devrait "réaffirmer le soutien de George W. Bush aux efforts déployés en vue de la réalisation de la solution de deux Etats et aux efforts destinés à renforcer les institutions palestiniennes", a déclaré la porte-parole américaine. Cheney devrait également évoquer la situation dans la bande de Gaza soumise à un blocus israélien depuis janvier. (Al-Oufok avec les agences de presse)

24-03 M. Cheney a évoqué "des preuves que le Hamas est soutenu par l'Iran et la Syrie , et qu'il font tout ce qu'ils peuvent pour torpiller le processus de paix". AP

23-03 Dick Cheney s'est entretenu avec des responsables palestiniens et a évoqué leur effort en cours au Yémen pour tenter une réconciliation entre le Hamas et le Fatah : "Ma conclusion, après en avoir parlé avec les Palestiniens, est qu'ils ont posé des conditions préalables à toute réconciliation, y compris une annulation totale de la prise de la Bande de Gaza par le Hamas", AP

23-03 Cheney a réaffirmé que les Etats-Unis restaient "fermement engagés" en faveur de la création d'un Etat Palestinien mais a prévenu que la paix entre Israéliens et Palestiniens nécessiterait d'accepter des concessions douloureuses de part et d'autre et de s'unir pour lutter contre ceux qui "ont fait le choix de la violence" -le Hamas. "Si toutes les parties concernées restent attelées à la tâche, ce sera un succès", a-t-il affirmé. Le négociateur palestinien Saeb Erekat, proche du président Abbas, a salué, lui, le fait que M. Cheney ait rappelé l'attachement des Etats-Unis à la création d'un Etat palestinien indépendant. AP

24-03 Abbas avec Olmert ont promis a Bush de tout faire pour conclure un traité de paix avant son départ de la Maison blanche, en janvier prochain. "La situation est délicate, c'est clair, en partie parce que je pense qu'il est établi ( ???)  que le Hamas est soutenu par l'Iran et la Syrie et qu'ils font tout pour torpiller le processus de paix", a estimé le vice-président Cheney.(Reuters)

24-03 Dick Cheney déclare douter d'une réconciliation entre Mahmoud Abbas et le Hamas tant que celui-ci n'aura pas restitué à Abbas le contrôle de la bande de Gaza… "Après en avoir parlé avec la direction palestinienne, j'en conclus qu'il y a des conditions qui doivent être remplies pour permettre une réconciliation, notamment le renoncement total (du Hamas) à son contrôle sur Gaza", (Reuters)

24-03 Cheney s'est inquiété de la contrebande d'armes entre l'Egypte et la Bande de Gaza. "C'est toujours un problème. Tout cela alimente manifestement les tirs de roquettes sur Israël, menace le vie des Israéliens et évidemment rend difficile tout progrès que nous aimerions observer", … AP


2 Les grandes manœuvres.

17-03 Les Etats-Unis montrent des signes d’impatience croissante devant l’incapacité des deux parties à remplir leurs obligations aux termes de la "feuille de route" pour la paix de 2003 dont ils ont réaffirmé la validité à Annapolis. Cela concerne principalement la mise au pas des résistants par l’Autorité palestinienne d’Abbas, qui a toutefois perdu en juin tout contrôle sur la bande de Gaza, et l’arrêt des activités de colonisation de la part de l’autorité d’occupation.

Washington s’est montré plus particulièrement critique de la décision de l’autorité d’occupation de construire des centaines de nouveaux logements dans les colonies de Jérusalem-Est et de ses environs. (Al-Oufok avec les agences de presse)

Par MARCUS
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Jeudi 27 mars 2008
Journal de la Palestine  (Fin)                            

N°332             20-03 au 26-03

Par M.Lemaire



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Sommaire

3 Politique internationale des territoires occupés 

Détails par région:

Décompte des pertes humaines

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Recrutons espions.

5-2 "Soutenez Gaza" Un site internet pour soutenir Gaza.

5-3 Rapport : Les services de sécurité d’Abbas ont attaqué 100 fois les journalistes en 2 ans.

6 Les brèves

6-1 Cheney : Les USA ne feront pas pression sur Israël pour lui faire prendre des décisions "menaçant sa sécurité".

6-2 Les déclarations de Cheney sont provocantes.

6-3 Hamas : les déclarations de Cheney confirment que Bush a renoncé à ses promesses.

6-4 Le Hamas appelle à interdire les interventions américaines dans les affaires palestiniennes internes.

6-6 84% de Palestiniens soutiennent l'attaque contre la Yeshiva Merkaz Harav.

6-7 La création d'un Etat palestinien ?

7 Dossier

7-1 Gregor Seither : Ce n’est pas la première fois qu’Hillary Clinton nous raconte des carabistouilles…

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Merkel : les Allemands ont "honte" de l’Holocauste.


2 Les institutions et leurs satellites Quartette (composé des États-unis, de l'Union européenne, de la Russie et des Nations unies)

24-03 La situation ne cesse de se dégrader dans la bande de Gaza. Tony Blair insiste pour qu'Israël facilite l'accès des biens et des personnes dans la bande de Gaza. Mais il dit qu’il n'est pas question de renouer le contact avec le Hamas tant qu'il refuse de renoncer à la violence. L'émissaire du Quartette souligne également que le président de l'Autorité palestinienne doit assurer la sécurité dans tous les territoires pour avancer dans les négociations. EuroNews



2 Europe

1 Allemagne

16-03 Soixante-trois ans après la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne est largement considérée par Israël comme son meilleur allié en Europe. Pour de nombreux commentateurs, Merkel est moins critique que son prédécesseur social-démocrate Gerhard Schröder envers la politique israélienne, notamment les opérations militaires en Cisjordanie. (Al-Oufok avec les agences de presse)

17-03 Angela Merkel doit prononcer un discours historique au Parlement israélien au cours duquel elle devrait souligner l’engagement de Berlin à défendre Israël et son droit d’exister, selon un porte-parole. Au moins un parlementaire sera absent à l’occasion de l’intervention de la chancelière : Arye Eldad a déclaré qu’il ne pouvait pas entendre parler allemand dans l’enceinte de la Knesset. (Al-Oufok avec les agences de presse)

17-03  Merkel s’est rendue lundi avec Ehoud Olmert au mémorial de l’Holocauste Yad Vashem, où elle a déposé une gerbe. Angela Merkel et Ehoud Olmert ont ensuite présidé une réunion conjointe des cabinets allemand et israélien, au cours de laquelle les deux dirigeants ont signé une série de projets dans les domaines de l’éducation, de l’environnement et de la défense(…) . Aujourd’hui, l’Allemagne est le deuxième fournisseur d’Israël derrière les Etats-Unis. (17-03 Al-Oufok avec les agences de presse)

17-03 Merkel a été interrogée sur la poursuite des constructions de colonisation israéliennes. Angela Merkel est restée évasive, affirmant en avoir parlé à Olmert, et jugeant que les deux parties devaient faire le maximum pour remplir leurs obligations afin d’aboutir à la paix. Dans le cadre de la feuille de route du Quartette (Etats-Unis, UE, Russie, ONU), Israël doit arrêter les constructions de colonies et les Palestiniens doivent désarmer les résistants. (17-03 Al-Oufok avec les agences de presse)


2 France

Bruno Guigue : Le sous-préfet de Saintes a été limogé . 2

2-03 Le sous-préfet de Saintes (Charente-Maritime - France), Bruno Guigue, a été limogé  par le ministre français de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie après avoir publié sur le site Internet "oumma.com", d’un article critique sur les crimes du régime israélien,  a-t-on appris auprès du ministère de l’Intérieur. Bruno Guigue a notamment déclaré dans sa tribune publiée le 13 mars qu’Israël est le "seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles". I l a également évoqué "les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat". (Al-Oufok avec les agences de presse -Irna)


5 Russie

21-03 La Russie a accepté, les conditions posées par Israël à la livraison de véhicules blindés sans armes (pas de mitrailleuse sur leur tourelle) aux services de sécurité de Mahmoud Abbas, ont annoncé vendredi des responsables israéliens. (Israël a également réduit de moitié dans un premier temps le nombre d'engins à livrer). Ces véhicules qui se trouvent en Jordanie devraient être livrés dans les prochains jours. Israël avait accepté en novembre la livraison de 50 blindés légers, mais le souhait des Palestiniens d'y voir adapter des armes à feu s'était heurté à l'opposition de l'Etat juif. (Reuters- AFP) 

21-03 Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a critiqué la colonisation israélienne et le blocus imposé à Gaza à l’issue d’une visite en Israël et chez les Palestiniens. "Les activités de colonisation israéliennes nous préoccupent et nous appelons Israël à y mettre fin", a déclaré M. Lavrov lors d’une conférence de presse avec le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah en Cisjordanie. "Le blocus imposé à Gaza est inacceptable et il faut qu’il y soit mis fin pour que le peuple palestinien puisse vivre normalement", a-t-il ajouté. I Outre le blocus, l’armée israélienne a multiplié les attaques dans la bande de Gaza, où plus de 130 Palestiniens ont été tués du 27 février au 2 mars.  (Al-Oufok avec les agences de presse)

20-03 M. Lavrov, en tournée au Proche-Orient, a remis sur le tapis le projet d’accueillir une conférence internationale sur le Proche-Orient. "Nous négocions avec les différentes parties pour organiser une rencontre à Moscou", a déclaré M. Lavrov. A Ramallah, il a affirmé que la date de cette conférence "sera fixée dans un proche avenir". Israël a exprimé des réserves sur ce projet de conférence. "Par courtoisie diplomatique, nous n’avons pas repoussé ce plan mais en vérité il ne nous enthousiasme pas", a déclaré un haut responsable qui a requis l’anonymat. M. Abbas l’a en revanche favorablement accueilli. "Nous avons insisté sur la nécessité d’organiser cette conférence de suivi à Moscou le plus tôt possible", a-t-il dit lors de la conférence de presse. (Al-Oufok avec les agences de presse)

21-03 Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a critiqué la colonisation israélienne et le blocus imposé à Gaza. "Les activités de colonisation israéliennes nous préoccupent et nous appelons Israël à y mettre fin", "Le blocus imposé à Gaza est inacceptable et il faut qu'il y soit mis fin pour que le peuple palestinien puisse vivre normalement", a-t-il ajouté. (AFP)

23-03 A l’issue d’une visite en Palestine occupée, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a critiqué vendredi le colonialisme juive et le siège imposé à la bande de Gaza et a proposé à nouveau le projet d’une conférence sur le Moyen-Orient à Moscou.
Al-Manar

24-03 La Russie salue les négociations qui se déroulent à Sanaa (Yémen) entre les mouvements palestiniens rivaux Fatah et Hamas, lit-on dans un communiqué publié vendredi par le ministère russe des Affaires étrangères (MID).
RIA Novosti



5 Médias/Vidéos 

5-1 Recrutons espions.

Les services de sécurité intérieure de l’autorité d’occupation (Shin Bet) ont recours à un nouvel atout à la pointe du modernisme, le blog, dans l’espoir d’attirer de nouvelles recrues spécialisées dans les hautes technologies. Avec cette initiative, le Shin Bet espère attirer dans ses rangs des spécialistes des hautes technologies. Les blogueurs sont en charge d’aspects technologiques des opérations menées par l’agence et ne sont pas déployés dans le cadre de missions sur le terrain. (17-03 Al-Oufok avec les agences de presse)


5-2  "Soutenez Gaza" Un site internet pour soutenir Gaza.
Un bon nombre d’internautes de quelques pays arabes et européens ont lancé un site internet sous le nom « Soutenez Gaza ». Ce site fait partie d’une campagne populaire arabe, islamique et internationale pour exposer au monde les souffrances des habitants de la bande de Gaza sous un blocus strict et une agression perpétuelle.
L’idée est née au moment où des jeunes d’Arabie Saoudite et du Maghreb voulaient aider, d’une façon ou d’une autre, la bande de Gaza, dit Sari Baraka, le responsable de cette campagne.
Il informe le quotidien Palestine, hier jeudi, qu’ils ont enfin décidé de créer le site pour informer le monde entier de ce qui se passe à Gaza. Et petit à petit, des gens de plusieurs pays arabes et européens commencent à y participer. Ils veulent dire aux habitants de Gaza que les peuples sont avec eux, si les régimes politiques ne le sont pas. Le site pourrait ramasser des donations pour aider les victimes du blocus. Les participants pourraient aussi produire des films et tout ce qui peut aider les victimes de Gaza. Beaucoup d’informations concernant Gaza peuvent être récoltées sur le site : www.nosragaza.ps  21-03
5-3 Rapport : Les services de sécurité d’Abbas ont attaqué 100 fois les journalistes en 2 ans.
Gaza - CPI
Le bureau d’information du Hamas a affirmé avoir enregistré 100 attaques perpétrées par les services de sécurité du président de l’autorité palestinienne, contre les journalistes et les médias depuis la victoire du mouvement du Hamas aux élections législatives palestiniennes en janvier 2006.
Il a souligné dans un rapport publié hier mercredi 19/3 que les services de sécurité du président Abbas ont exécuté trois journalistes et en ont enlevé 33 autres.
Le rapport a dit que les services de sécurité d'Abbas pratiquent leurs agressions et violations contre les journalistes qui s'opposent à leurs désirs, et qu'ils veulent des médias qui servent les intérêts personnels des leaders de l'autorité. 20-03

6 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Cheney : Les USA ne feront pas pression sur Israël pour lui faire prendre des décisions "menaçant sa sécurité"

Le vice-président Cheney déclare :  "L’établissement d’un Etat palestinien aurait dû avoir lieu il y a longtemps (...) et le peuple palestinien le mérite", "Les Etats-Unis s’engagent à fournir des moyens pour aider les Palestiniens à mettre en place les infrastructures nécessaires à l’établissement d’une démocratie stable, sûre et prospère dirigée par un gouvernement qui se joindra à la lutte contre le terrorisme et répondra aux aspirations de son peuple", "Des années de méfiance et de violence n’ont mené à rien (...) Une fin négociée du conflit israélo-palestinien, qui répondrait aux revendications nationales des deux peuples aurait une valeur inestimable" Dans ce contexte, il a mis en garde contre les attaques visant Israël qui, selon lui, "nuisent aux aspirations nationales" du peuple palestinien. "Il y a une vérité pénible mais incontournable qu’il faut répéter, à savoir que le terrorisme et les roquettes ne tuent pas seulement des civils innocents, mais aussi les espoirs et les aspirations légitimes du peuple palestinien", a-t-il souligné. (Al-Oufok avec les agences de presse)

M. Abbas répond : "La sécurité et la paix ne seront pas obtenues tant que la colonisation se poursuivra, de même que l’escalade militaire israélienne dans la bande de Gaza et en Cisjordanie", a-t-il déclaré. M. Abbas a é dénoncé les barrages militaires routiers autour des villes et villages de Cisjordanie. Le maintien de ces quelque 500 barrages nuit à la liberté de mouvements et au développement de l’économie palestinienne. M. Abbas a en outre appelé à la poursuite de négociations sur l’ensemble des questions clefs "sans exception, particulièrement celles du sort de Jérusalem et des réfugiés" palestiniens. (Al-Oufok avec les agences de presse


6-2 Les déclarations de Cheney sont provocantes.
Gaza - CPI

Cheney, a dit samedi :

Mon pays ne fera pas de pression sur Israël pour lui faire prendre des décisions "menaçant sa sécurité".

Les Etats-Unis s'engagent à protéger la sécurité d'"Israël".

Les Etats-Unis soutiennent le droit légitime de l'occupation à défendre son territoire contre les missiles de la résistance palestinienne de fabrication locale.
Le Hamas considére que les déclarations du vice-président Cheney, représentent une provocation contre le peuple palestinien.
Le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum a dit, que les déclarations de Cheney affirment que les Etats-Unis sont un partenaire coupable et impliqué dans les crimes de l'occupation sioniste contre le peuple palestinien.
Il a ajouté, que ces déclarations sont des provocations contre les Palestiniens et qu'elles soutiennent clairement le grand projet génocidaire contre la bande de Gaza, car ce dirigeant américain (Cheney) a déclaré que son pays justifie la politique criminelle de l'occupation et couvre ces crimes. 23-03


6-3 Hamas : les déclarations de Cheney confirment que Bush a renoncé à ses promesses.
Gaza/Al-Qods occupée - CPI
Le Hamas a considéré que les accusations du vice-président Cheney qui a prétendu, hier matin lundi 24/3, lors de sa visite à l’entité sioniste, que le mouvement du Hamas tente de frapper le processus de paix entre les palestiniens et les sionistes, sont injustes.
Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a affirmé, que son mouvement insiste de protéger le projet national palestinien malgré les tentatives pour déformer ses positions à travers les déclarations de Cheney qui visent à frapper la résistance dirigée par le mouvement du Hamas pour défendre les droits et les principes palestiniens.
Il a affirmé que les déclarations de Dick Cheney confirme que la direction US a renoncé à ses promesses qui ont été données au président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Annapolis et après la visite de Bush à la région pour créer un état palestinien indépendant, Il a ajouté que Cheney veut charger la responsabilité de l'échec de la création de l'état palestinien au peuple palestinien et au mouvement du Hamas, au moment où la direction américaine ne présente rien au président Abbas.   Le vice-président américain, Dick Cheney, avait annoncé, hier lundi 24/3, après sa rencontre avec le président Abbas, que le mouvement du Hamas doit annuler son gouvernement à Gaza pour la reprise des accords avec Abbas. A la fin de sa visite à l'entité sioniste, Dick Cheney a dit aux journalistes qu'ils ont discuté de plusieurs questions dont les efforts du Yémen pour la reprise du dialogue entre le mouvement du Hamas et du Fatah, tout en indiquant que la direction palestinienne a mis des conditions pour reprendre le dialogue dont l'annulation du contrôle du Hamas sur Gaza et que ce mouvement doit exécuter ces conditions.
6-4 Le Hamas appelle à interdire les interventions américaines dans les affaires palestiniennes internes.
Gaza - CPI
Le Hamas a appelé à interdire toutes les interventions américaines dans les affaires palestiniennes internes, en considérant que ces interventions vont faire échouer le dialogue palestinien interne.
Le Hamas a dit que les déclarations du vice-président Cheney, qui a annoncé que le mouvement du Hamas doit annuler son contrôle sur la bande de Gaza pour reprendre le dialogue avec le mouvement du Fatah, sont impertinentes et refusées.
Le porte-parole du mouvement du Hamas Dr. Sami Abou Zouhri a dit que ces déclarations représentent une intervention dans les affaires palestiniennes internes.
Il a ajouté que son mouvement refuse ces déclarations et appelle en même temps le président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à arrêter ses politiques qui permettent à la direction américaine de contrôler les affaires palestiniennes internes pour servir les intérêts de l'occupation. Abou Zouhri a affirmé que les Américains ne doivent pas intervenir dans les décisions palestiniennes, tout en déclarant que la raison de l'échec de tous les autres dialogues sont les interventions des Américains, parce que la direction de Bush ne veut aucun bienfait pour le peuple palestinien. Elle tente toujours de frapper la légitimité palestinienne et de créer la guerre civile sur les territoires palestiniens. 25-03

6-6 84% de Palestiniens soutiennent l'attaque contre la Yeshiva Merkaz Harav.( un centre de formation du mouvement de colonisation)

Attaque du 6 mars contre la Yeshiva Merkaz Harav de Jérusalem, Selon le sondage réalisé par le Palestinian Center for Policy and Survey Research (PCPSR),

84% de Palestiniens soutiennent cette attaque,

13% sont contre et

3% sont sans réponse.

Plus généralement,

 67% des personnes interrogées affirment soutenir les opérations contre les civils en Israël, 31% y sont opposés et le reste sans réponse..

En outre,

64% de Palestiniens soutiennent les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza sur les localités israéliennes limitrophes contre

33% qui les désapprouvent.

Le sondage montre en outre que les Palestiniens sont très pessimistes quant à l'issue du processus de paix israélo-palestinien, avec l'objectif affiché de parvenir à un traité de paix avant fin 2008. Ainsi,

80% de Palestiniens estiment que ces négociations vont échouer alors que

14% seulement croient à leur succès et 6% sans opinion, selon le sondage.

En outre,

68% de Palestiniens jugent "nulles ou très faibles" les chances de la création d'un Etat palestinien d'ici cinq ans, contre

30% qui la croient possible et 2% sans opinion.

Le sondage a été réalisé sur un échantillon représentatif de 1.270 personnes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Sa marge d'erreur est de 3%. (AFP / 25 mars 2008)


6-7 La création d'un Etat palestinien ?

Le sondage israélien de l'Institut de recherches Harry Truman de l'Université hébraïque relève que

66% d'Israéliens ne croient pas à la création d'un Etat palestinien d'ici cinq ans dans les territoires occupés par Israël contre

31% de l'avis contraire.

En outre,

41% des personnes interrogées sont favorables à des attaques israéliennes ponctuelles à Gaza en riposte aux tirs de roquettes,

29% préconisent la réoccupation du territoire palestinien, et

27% soutiennent un règlement par des voies diplomatiques.

Le sondage a été réalisé sur un échantillon de 597 Israéliens avec une marge d'erreur de 4%. (AFP / 25 mars 2008)



7 Dossier

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

7-1 Gregor Seither : Ce n’est pas la première fois qu’Hillary Clinton nous raconte des carabistouilles…

“La route vers la tyrannie, ne l’oublions jamais, commence avec la destruction de la vérité” —

Bill Clinton, Octobre1995 La psychiatrie nous apprend qu’une des méthodes pour repérer un mythomane pathologique est sa tendance à mentir même sur des choses insignifiantes. Si c’est vrai, alors Hillary Clinton a un sérieux problème. http://blogs.abcnews.com/theblotter/

3. Hillary n’a jamais lu le moindre livre d’école Palestinien : En 2001, Hillary Clinton avait écrit une lettre au President Bush, lui demandant de faire pression sur Yassir Arafat afin qu’il mette un terme à “l’éducation à la à la haine des juifs et d’Israël”. Affirmant avoir “étudié en profondeur” les livres de classe utilisés par les écoliers Palestiniens, elle avait cité comme exemple le livre Our Country Palestine (classe de CE1), qui contenait des phrases telles que “Il n’y a pas d’alternative à la destruction d’Israël“. La lettre se terminait par : “Si les Palestiniens éduquent leurs enfants à la haine d’Israël, comment peut on croire aux serments de paix de leur part ? Etait à nouveau démontrée la perfidie bien connue des Arabes, qui ne veulent pas la paix et manipulent leurs enfants afin de perpétuer la violence. La clé du conflit réside donc chez les Palestiniens, et non chez les Israéliens, qui ne font que se défendre. (…)

Mais Hillary a menti. Comme le démontre la chercheuse Diane Mason, Hillary n’a rien étudié du tout et s’est contenté de répéter des informations fournies par le Committee for Monitoring the Impact of Peace, un organisme de propagande israélienne dirigé par un lobbyiste d’extrème droite, Itamar Marcus.

L’objectif du CMIP, tout comme les autres officines de propagande israélienne telles que MEMRI, CAMERA, Debka, est d’alimenter la machine médiatique avec des articles qui démontrent la perfidie et le caractère nocif du monde arabe ainsi que de la religion musulmane. La plupart des articles se basent sur des traductions biaisées, sorties de leur contexte et manipulées de manière à prouver que l’islam est le nouveau nazisme et que toute personne qui ose mettre en doute la validité des initiatives politico-militaires israéliennes est soit un barbu infiltré ou bien un naïf mal informé. Dans le cas présent, les “recherches” ménées par CMIP et les conclusions qu’il en tire sont totalement fausses. Les livres mentionnés existent en effet, mais il s’agit en fait d’anciens livres Jordaniens et Egyptiens qui ont été remplacés depuis belle lurette par des livres produits (avec beaucoup de difficultés à cause des blocages israéliens) par l’Autorité Palestinienne. Les nouveaux livres ne contiennent aucun des éléments cités par CMIP et repris par Mme Clinton. Le CMIP l’a d’ailleurs reconnu dans un interview donné à Diane Mason, publié sur son site. Les nouveaux livres de classe Palestiniens n’incitent pas à la haine des juifs ni à la destruction d’Israël.

Comme le dit Richard Silverstein : “Clinton est dotée d’une équipe d’assistants de premier ordre. Il aurait été très facile pour elle de vérifier les informations, avant de les utiliser comme argument de campagne pour se faire bien voir du lobby communautariste d’extrème droite. Mais elle ne l’a pas fait. Cela en dit long sur son attitude vis à vis de la vérité”( . . .) http://www.richardsilverstein.com/tikun_olam

5. Hillary ment sur son C.V. : Sur le site Web de campagne d’Hillary Clinton on peut lire que, en tant que Première Dame, elle a activement travaillé à la préparation de la loi sur les congés maternité et parentaux (FMLA - Family and Medical Leave Act). A la lire, on pourrait croire que la brillante avocate Clinton a contribué de manière importante à rédiger et mettre en oeuvre cette loi. Mais c’est totalement faux, et c’est encore une fois le calendrier qui en apporte la preuve. . . Bill Clinton a pris ses fonctions présidentielles le 20 janvier 1993 et la loi FMLA, qui était en préparation depuis l’ancienne Administration, a été signé quinze jours plus tard, le 5 février 1993. . .

Et des comme ça, on en a des tonnes… Gregor Seither - IES News Service - 26/03/2008] Posted by libertesinternets  http://libertesinternets.wordpress.com/2008/03/26/ce-nest-pas-la-premiere-fois-quhillary-clinton-nous-raconte-des-carabistouilles/ sélectionné par http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 Merkel : les Allemands ont "honte" de l’Holocauste.

Les Allemands ont "honte" de l’Holocauste, a déclaré mardi à Jérusalem Angela Merkel lors d’un discours historique devant la Knesset , le Parlement de l’autorité d’occupation, au troisième jour de sa visite destinée à marquer le 60e anniversaire de la création d’Israël. Merkel a entamé son discours par une phrase en hébreu, remerciant les parlementaires de lui avoir accordé le "grand honneur" de s’exprimer devant eux, en allemand. "L’assassinat en masse de six millions de juifs, perpétré au nom de l’Allemagne, a provoqué une souffrance indescriptible au peuple juif, à l’Europe et au monde entier", a déclaré Merkel, soulignant que " la Shoah nous remplit, nous les Allemands, de honte. J e m’incline devant les rescapés et devant tous ceux qui les ont aidés à survivre", a-t-elle ajouté. Le discours de 20 minutes de Merkel a été salué par une ovation des députés. … (18 mars 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse
Par MARCUS
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Mercredi 26 mars 2008
3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue de Hocine Malti : Les guerres de Bush pour le pétrole. La guerre en Irak puis son envahissement par l’armée américaine avait pour motif officiel la recherche d’armes de destruction massive que Saddam Hussein était censé posséder ; on se souvient de la prestation ridicule de Colin Powell, secrétaire d’Etat, devant le Conseil de sécurité des Nations Unis, expliquant à la planète entière comment les "chercheurs" irakiens préparaient ces armes à l’intérieur de cabines ressemblant à des camping cars. Depuis tout le monde a compris que la véritable motivation américaine était de s’emparer des immenses richesses pétrolières du pays.  A la veille de l’invasion de l’Irak, plus de la moitié du pétrole brut consommé aux Etats-Unis provenait de l’exportation ; c’était une situation insoutenable selon les termes de la doctrine pétrolière de George W. Bush, telle qu’élaborée par le NEPD group.Les néo cons de la Maison Blanche avaient décrété, bien avant l’élection de novembre 2000, que l’Irak avec ses 10 000 à 30 000 milliards de dollars de réserves pétrolières était vital pour les intérêts nationaux sécuritaires des Etats-Unis. Dans le chapitre ayant pour titre "Rebuilding America’s Defence", contenu dans le programme qu’ils avaient préparé en vue de la conquête de la Maison Blanche (The project for a new American century), ils annonçaient qu’ils s’attacheraient, une fois arrivés au pouvoir, à sécuriser et à étendre l’influence américaine au monde entier ; dans le cas particulier de l’Irak et de la Corée du Nord, leur but était de détrôner les dirigeants de ces deux pays. Ils savaient par avance que la mise en application d’un tel programme coûterait extrêmement cher, entraînerait des guerres et risquait de ne pas être avalisé par le peuple américain ; il fallait donc, disaient-ils, "pour changer les mentalités aux USA et vaincre les résistances éventuelles, que le pays subisse un nouveau Pearl Harbour !"      Dans ses mémoires "The price of loyalty" (Le prix de la loyauté), Paul O’Neil, secrétaire au Trésor au moment des faits, rapporte que lors de la première réunion du Conseil national de sécurité, tenue le 30 janvier 2001, soit une dizaine de jours après l’arrivée de George W. Bush à la Maison Blanche , Donald Rumsfeld, secrétaire à la défense, déclarait : « Nous devons laisser tomber la politique de Clinton sur Israël et la Palestine et aller chercher Saddam ».  Cette recommandation fut transmise au groupe du NEPD qui décida alors qu’augmenter la part des Etats-Unis dans la production et la commercialisation du brut dans le monde devrait être la principale préoccupation de la politique énergétique américaine au plan international, la recherche d’alternatives au pétrole ou la conservation d’énergie ne venant qu’en deuxième ou troisième position. Il était dit dans le rapport établi par ce groupe que "le but principal de l’administration serait de convaincre, voire obliger les états de la région [le Moyen Orient] d’ouvrir leurs zones pétrolifères à l’investissement étranger et remplacer le contrôle national, c'est-à-dire celui de l’OPEP, par le pouvoir de décision des multinationales soumises  au contrôle de l’Amérique et sensibles aux intérêts de l’Occident".  Les choses allaient devenir encore plus claires suite à la plus grande collaboration qui s’instaura alors entre le NSC (National Security Council) et le NEPD et à la fusion de leurs objectifs respectifs ; ainsi, "revoir la politique opérationnelle à adopter envers les états voyous", des uns (le NSC), devint "les actions à mener pour capturer des champs de pétrole et gaz existants ou à découvrir", des autres (le NEPD).

C’est toujours Paul O’Neil qui nous dit cela dans ses mémoires, lui qui a été membre des deux groupes ; il nous rapporte aussi qu’en mars 2001, les plans pour envahir et occuper l’Irak étaient déjà prêts et qu’il y était prévu, la prise en mains des champs pétroliers, l’installation de forces de "maintien de la paix" et la création de tribunaux pour juger les crimes de guerre.  De son côté Alan Greenspan, ex président de la Réserve fédérale, nous dit dans ses mémoires "The age of turbulence" (L’âge de la turbulence) : « Je suis atterré de constater qu’il est  politiquement incorrect d’admettre ce que tout le monde sait, à savoir que la guerre en Irak a  pour raison essentielle le pétrole ». Il explique clairement « qu’à partir du moment où l’ex-  allié Saddam Hussein était devenu un ennemi, il fallait l’enlever pour que la source du pétrole irakien ne reste plus entre ses mains et soit transférée aux forces du marché », c'est-à-dire les multinationalesTout comme les membres du NEPD Group, Alan Greenspan pensait qu’il fallait soustraire le pétrole au contrôle de Saddam, mais aussi à celui de tout gouvernement irakien ; ainsi disait-il, « on empêcherait une OPEP affaiblie d’exercer une  pression quelconque sur les Etats-Unis ». La vision des néo cons de la Maison Blanche allait d’ailleurs au-delà, puisque pour eux l’Irak ne représentait qu’une première étape, le but ultime étant l’Iran. Leur mot d’ordre de l’époque était "Everyone wants to go to Baghdad . Real men want to go to Tehran"(Tout le monde veut aller à Bagdad . Les vrais hommes veulent aller à Téhéran). Mais revenons encore une fois aux mémoires de Paul O’Neil, qui nous rapporte que le point n° 1 de l’ordre du jour de la première réunion du NSC, tenue le 30 janvier 2001, soit quelques jours après l’arrivée de George W. Bush à la Maison Blanche , était l’Irak. La réunion suivante, tenue le 1er février 2001, ne portait elle que sur  l’Irak. Parmi les documents remis aux membres du NSC, figurait une étude de la DIA (Defence Intelligence Agency) qui listait les champs de pétrole et de gaz irakiens avec leurs caractéristiques, qui indiquait quelles seraient les compagnies pétrolières américaines candidates à la prise en mains de ces champs, ainsi que les blocs d’exploration à attribuer avec des propositions quant aux éventuels attributaires.  Un autre témoignage nous est fourni par Falah Al Jaboury, un consultant pétrolier ayant la double nationalité américaine et irakienne et qui avait déjà servi de contact avec Saddam Hussein, du temps de la présidence de Ronald Reagan ; il nous dit comment pendant que Colin Powell cherchait à nous convaincre que la guerre qui se profilait contre l’Irak avait pour unique but la recherche d’armes de destruction massive, le Département d’Etat était en possession d’un plan pour le pétrole irakien, établi par les "majors" pétroliers, avec l’assistance de l’université Rice au Texas, qui prévoyait de maintenir en l’état la compagnie nationale des pétroles INOC, mais d’y nommer des managers acquis aux thèses américaines, avant de l’ouvrir à la privatisation. De son côté, la BBC a diffusé le plan secret du Pentagone, établi avant la guerre, qui consistait à vendre tous les gisements pétroliers irakiens aux multinationales et à augmenter la production de tous les champs nettement au-delà du quota arrêté par l’OPEP, de manière à  affaiblir puis détruire cette organisation.  La revue spécialisée Oil & Gas International révélait, dans une parution d’octobre 2002, sa version des plans pétroliers de George W. Bush pour l’Irak, en 3 points : 

a/ - Comment réhabiliter l’industrie pétrolière irakienne et comment augmenter l’exportation  de pétrole pour couvrir le coût de l’occupation militaire du pays ; 

b/ -  Fallait-il revoir la participation de l’Irak à l’OPEP ? 

c/ - Fallait-il ou non honorer les contrats attribués par Saddam Hussein à des compagnies pétrolières non américaines ? 

Rappelons enfin comment l’armée américaine, une fois entrée dans Bagdad, avait laissé faire des bandes de casseurs qui avaient envahi tous les bâtiments publics, y avaient dérobé tous les objets de valeur et y avaient souvent mis le feu ; il n’est pas jusqu’aux musées qui n’ont été laissé à l’abandon et d’où ont disparu des trésors de l’humanité, dont certains ont été ensuite retrouvés aux Etats-Unis. Un seul bâtiment a échappé à ce genre de razzia, le ministère des pétroles qui a été gardé comme une véritable forteresse.  Mais là n’est pas la fin de l’histoire. S’accaparer des immenses richesses pétrolières de l’Irak continue d’être l’unique objectif de l’administration américaine et des Républicains en particulier. N’a-t-on pas entendu John Mc Cain déclarer que, si nécessaire, l’armée américaine resterait encore mille ans en Irak ?  La privatisation de l’entreprise nationale des pétroles n’a cependant pas abouti en raison de l’opposition d’une partie du clergé chiite et de la résistance irakienne. C’est à partir du moment où ont commencé à circuler les rumeurs de privatisation que celle-ci a déclenché des opérations de sabotage des installations pétrolières, des pipelines en particulier. Un seul a échappé à la vague de dynamitage, c’est l’oléoduc qui évacue le pétrole de la région de Kirkouk, au nord de l’Irak vers le terminal de Ceyhan en Turquie. Ce n’est pas par hasard que ce pipeline a d’emblée été ultra sécurisé ; l’administration américaine tenait à favoriser, par ce geste, le pouvoir en place au Kurdistan pour la loyauté et le soutien qu’il lui avait exprimés depuis longtemps. L’idée derrière ce calcul était de provoquer la guerre civile dans le pays,  voire la scission en trois zones autonomes, (nord, sud et centre), car il était prévu que chacune de ces zones collecterait à son seul bénéfice les revenus engrangés par les richesses pétrolières qu’elle recèle. Sachant que le pétrole se trouve essentiellement au nord et au sud de l’Irak, que la région de Bassorah est restée relativement calme depuis le début du conflit, c’était aussi là une manière de sanctionner la région centre, celle qui avait détenu le pouvoir du temps de Saddam Hussein. Ce calcul a failli réussir car il correspondait, dans une certaine mesure, au ressentiment éprouvé par les populations du nord et du sud, vis-à-vis de leurs concitoyens du centre du pays.    C’est finalement grâce à la sagesse et à la clairvoyance de certains députés - il en existe encore, ce qui n’est pas le cas des parlementaires et du président algériens qui ont été sur le point de brader les richesses pétrolières de leur pays en raison, nous avait-on dit, des menaces proférées par les Américains - mais c’est grâce aussi au réflexe patriotique d’une partie du clergé chiite, que le pétrole irakien n’est pas tombé dans l’escarcelle américaine. C’est la nouvelle constitution irakienne, adoptée par référendum en octobre 2005 qui a, en fin de compte, tué l’idée de privatisation, puisque l’article 109 de ce texte dit clairement que les hydrocarbures sont propriété nationale irakienne. 

lire fin sur       http://www.algeria-watch.org/

Par MARCUS
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Mercredi 26 mars 2008
N°343-Les Dossiers d'Irak 25/03 (Début) : cinq années d’occupation, cinq années de destruction
N°343   Les Dossiers d'Irak

25/03/08                                       Par M.Lemaire         


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire :

Tiré à part

NATIONS UNIES : Pourquoi ne pas agrandir le Conseil de sécurité de l'ONU de 15 à 22 membres?

Armée du Mahdi.

L'armée du Mahdi en "grève",

L'armée du Mahdi en action

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Irak: 5 ans après, quel bilan, quel avenir ?

2 Brèves

2-1 Le nombre total de détenus à Cropper et Bocca est passé d'environ 26.000 à quelque 23.000, a dit un officier.

2-2 Le système de santé au bord de l’effondrement.

2-3 Les Irakiens toujours privés des services de première nécessité, selon la Croix-Rouge .

3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue de Hocine Malti : Les guerres de Bush pour le pétrole.

3-2 Point de vue de Danilo Zolo : Irak - La guerre devient globale.

 


Tiré à part

NATIONS UNIES : Pourquoi ne pas agrandir le Conseil de sécurité de l'ONU de 15 à 22 membres? C'est ce que suggère un texte que s'est procuré vendredi l'Associated Press et qui laisse à l'appréciation des 192 membres de l'ONU de choisir quels pays devraient occuper les nouveaux sièges ainsi créés. Ce document qui s'inscrit dans le cadre d'une réflexion en cours aux Nations unies sur le délicat problème de la réforme de l'assemblée onusienne la plus puissante, laisse également aux 192 Etats-membres le soin de déterminer la durée du mandat de ces nouveaux sièges entre trois options: des mandats de deux ans, cinq ans ou permanents. Le texte abandonne la question sensible du droit de veto à des négociations ultérieures.

De plus en plus de voix s'élèvent en faveur de l'élargissement du Conseil de sécurité de manière à ce que le principal organe de l'ONU reflète davantage le monde d'aujourd'hui et non plus seulement les plus grandes puissances de l'après Seconde Guerre Mondiale, date de création des Nations unies. Mais toutes les précédentes tentatives, depuis 1979, ont échoué à cause des rivalités entre pays-membres sur la taille et la composition d'un conseil élargi. Les profondes divisions sur le sujet ont contraint l'Assemblée générale de l'ONU à laisser en suspens trois propositions de résolution contradictoires en 2005. Le dénommé Groupe des Quatre -Allemagne, Japon, Brésil et Inde- aspire à des sièges permanents sans droit de veto dans un conseil de sécurité élargi à 25 membres.

Un autre groupe de pays d'importance moyenne, dont l'Italie et le Pakistan, qui se baptisent eux-mêmes Union de consensus, veut un conseil de 25 membres avec 10 nouveaux sièges non permanents.L'Union africaine, dont les 53 membres soulignent que leur continent est le seul à ne pas disposer d'un siège permanent au conseil, veut ajouter 11 nouveaux sièges -six permanents dont deux pour l'Afrique avec droit de veto, et cinq non permanents. La nouvelle ébauche de proposition stipule que ces différents groupes maintiennent leurs positions, mais que l'impossibilité de les concrétiser cède désormais la place à "une apparente volonté de négociation sur la base d'une réforme intermédiaire qui passerait par l'identification du plus grand dénominateur commun à ce stade". Plus de 50 ambassadeurs représentant les principaux groupes ayant intérêt à ce que le conseil soit réformé, ont participé mardi à une réunion pour discuter de la nouvelle proposition sous l'égide de l'ambassadeur d'Allemagne auprès de l'ONU, Thomas Matussek. Sur les sept nouveaux sièges prévus par ce texte, deux seraient alloués à des pays africains, deux autres à des pays asiatiques, un à l'Amérique latine et aux Caraïbes, un à l'Europe de l'Ouest et un à l'Europe de l'Est.   Le texte a été élaboré par les ambassadeurs des Pays-Bas, de Roumanie, de Malaisie, de Grande-Bretagne, de Chypre et d'Allemagne avec le soutien des Bahamas et une forte participation de l'Italie, a indiqué Matussek.  Source : Edith M. Lederer AP – Samedi 22 mars


Armée du Mahdi.

L'armée du Mahdi en "grève", Dimanche, à l'issue d'une réunion de ses chefs, le mouvement Sadr pour l'ouest de capitale (divisée en deux par le fleuve Tigre) a appelé à la fin des opérations contre l'armée du Mahdi et à la libération des miliciens actuellement emprisonnés, exigeant également "des excuses officielles" du gouvernement. "Si le gouvernement ne répond pas à nos demandes d'ici 24 heures, nous aurons plusieurs moyens de répondre: la plus simple pour commencer sera la grève et la désobéissance civique", avaient affirmé ces responsables sadristes. L'armée du Mahdi, a annoncé lundi s'être "mise en grève" dans la partie ouest de Bagdad, dans un mouvement de "désobéissance civique" pour protester contre les arrestations de ses membres. "Le gouvernement n'a pas répondu à nos demandes, nous avons donc décidé de nous mettre en grève ce jour à partir de 15H00 (12H00 GMT) et de lancer un mouvement de désobéissance civique", a déclaré dans un communiqué le porte-parole de l'armée du Mahdi dans l'ouest de la capitale, Abdallah Rikabi. "Ce mouvement sera pacifique, nous ne forcerons personne à fermer boutique et seuls ceux qui veulent y prendre part y participeront", a affirmé M. Ribaki. Plusieurs rassemblements ont été signalés dans l'après-midi dans des quartiers de l'ouest de la capitale, notamment à Al-Baya, Al-Sholla, et al-Amel, traditionnels fiefs de l'armée du Mahdi. La milice entend ainsi protester contre les opérations menées ces dernières semaines par l'armée américaine et les forces de sécurité irakiennes contre ses membres. Moqtada Sadr respecte depuis fin août 2007 un cessez-le-feu unilatéral et sa milice, l'une des plus puissantes du pays avec plusieurs dizaines de milliers de combattants, s'est abstenue de toute opération contre l'armée irakienne et les troupes américaines. Le gel des activités de l'armée du Mahdi a contribué à une diminution substantielle des attaques contre l’ennemi en Irak. Mais des éléments indisciplinés sont encore actifs. Ces groupes sont systématiquement pourchassés par l'armée irakienne et les troupes américaines, et des affrontements ont régulièrement lieu à Bagdad et dans plusieurs villes du sud chiite du pays. Des courants au sein du mouvement sadriste ont exhorté Sadr à donner l'ordre de reprendre les armes, mais il s'en tient pour le moment à sa trêve renouvelée en février. (Source : AFP / 24 mars)


L'armée du Mahdi en action

25-03  Des salves de roquettes et de mortier ont été tirées durant la journée contre des bases militaires américaines à Bagdad et la "zone verte" ultra-fortifiée, où se trouvent les bâtiments du gouvernement et les ambassades des pays participant à la coalition militaire occidentale d'occupation.(Reuters) Tabassum Zakaria Reuters - Vendredi 21 mars, 17h46

25-03 L'armée irakienne a entrepris de rétablir son autorité sur Bassorah où de violents combats étaient signalés avec l'Armée du Mahdi qui se disputent le contrôle de la grande ville du Sud environnée de 80% des réserves pétrolières du pays. les combats ont fait tués 40 personnes et blessées 200, a indiqué à Reuters un responsable médical. "Je confirme que le bilan des morts s'élève à 40 et que 200 personnes ont été blessées entre le début des affrontements hier (mardi) et 09h00 (06h00 GMT) ce matin. Les victimes sont des civils, des miliciens et des militaires", a déclaré le responsable, qui s'exprimait sous le sceau de l'anonymat. Les sadristes, se sont également soulevés dans plusieurs autres villes où ils ont manifesté et ont affronté les forces de police.. Dans un communiqué publié à Nadjaf, Sadr, fait un appel : "Nous appelons tous les Irakiens à organiser des sit-ins dans tout l'Irak en premier lieu. Si les exigences du peuple ne sont pas respectées par le gouvernement, la deuxième étape sera de déclarer la révolte civile à Bagdad et dans toutes les autres provinces", a-t-il averti en évoquant en outre une "troisième mesure", qu'il a jugé "prématuré" de dévoiler. Selon des sources policières, les sadristes ont pris le contrôle de plusieurs quartiers de la ville de Kout, dans le sud du pays. Des affrontements entre la police et des miliciens armés sadristes ont également été signalés à Samoua, Hilla, Nassiriya et Diouaniya.

A Bagdad, des combats y ont éclaté en plusieurs points entre Armée du Mehdi et milice Badr, la branche armée du Conseil suprême islamique en Irak (CSII), l'autre principal courant chiite national, que les sadristes accusent Washington de soutenir. Peter Harling, analyste de l'International Crisis Group basé à Damas, estime que l'appel à la désobéissance civile de Sadr, reflète la pression croissante de sa base qui estime que sa trêve a été utilisée par le pouvoir pour liquider le mouvement. Des policiers irakiens en patrouille dans le quartier de Chourta, à Bagdad, ont été attaqués dans la nuit de jeudi à vendredi par des membres de l’Armée du Mahdi, malgré le cessez-le-feu proclamé par leur chef de file, l’imam Moktada Sadr. . (Reuters- Aref Mohammed, version française Gregory SchwartzMarc Delteil et Gwénaëlle Barzic



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

1-1 Irak: 5 ans après, quel bilan, quel avenir?

Michael Calingaert, politologue américain, répond aux questions de Sébastien Faure sur la place de la guerre dans la campagne américaine. [TSR] La guerre en Irak débutait il y a 5 ans. Quel bilan tirer de cette aventure? Qui de Clinton, Obama ou McCain est à même de sortir de cette crise? Esquisse de réponse avec deux politologues américains: Michael Calingaert et Daniel Warner.
Le 19 mars 2003, le premier missile américain s'abattait sur Bagdad. Cinq ans plus tard, le dossier irakien s'ajoute à la crise économique dans l'agenda des candidats à la présidence des Etats-Unis.
Et la question du retrait des troupes ou de l'envoi de contingents supplémentaires prendra de plus en plus d'ampleur d'ici novembre selon Michael Calingaert, politologue à la Brookings Institution à Washington
  http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=8879637&wysistatpr=ads_rss_texte 20-03



2 Les Brèves

2-2 Le système de santé au bord de l’effondrement.

Un corps médical décimé par la guerre, des malades condamnés à se procurer eux-mêmes leurs médicaments : déjà en mauvais état avant l’invasion américaine il y a cinq ans, le système sanitaire irakien se trouve aujourd’hui au bord de l’effondrement. Les médecins spécialistes sont difficiles à trouver. Bagdad, une ville de cinq millions d’habitants, ne dispose pas d’un neurochirurgien, déplore le Dr Hussein al-Hilli, directeur de l’hôpital Ibn Albitar de Bagdad. "C’est quelque chose de terrible, parce qu’il y a énormément de lésions, notamment de la moelle épinière", ajoute ce responsable qui décrit "une pénurie importante de médicaments, un manque de tout", comme du soluté intraveineux. "Cette simple chose, nous ne l’avons pas." Comme beaucoup d’autres domaines, la crise que traverse le système de santé irakien est vaste et complexe, et il n’existe pas de solution rapide pour améliorer les conditions de travail des médecins et la prise en charge de patients. Les médicaments mettent si longtemps à arriver que les Irakiens hospitalisés pour des maladies aussi graves qu’un cancer doivent fournir les leurs. "Quand vous avez besoin d’un traitement, vous allez directement à la pharmacie. On sait qu’on n’obtiendra rien à l’hôpital", déplore Ahmed Khalil, 38 ans, propriétaire d’un garage à Fallujah. Et quand les étagères des pharmacies sont vides, les Irakiens se tournent vers le marché noir. "Avant l’invasion, nous avions notre part des médicaments provenant de l’entrepôt du gouvernement", raconte un pharmacien bagdadi, que la peur des représailles oblige à parler sous le couvert de l’anonymat. Les hôpitaux et cliniques obtiennent des médicaments, mais rarement en quantité suffisante, ajoute-t-il. "Quelquefois, nous obtenons des médicaments volés par les employés qui travaillent à l’entrepôt ou dans les hôpitaux", poursuit-il. Au pire, les médicaments de marché noir sont des contrefaçons, ajoutent les patients, les médecins et les pharmaciens. Selon les chiffres communiqués en début d’année par le ministre de la Santé irakien, 618 personnels médicaux, dont 132 médecins, ont été tués dans le pays depuis 2003. Par ailleurs, des centaines, peut-être des milliers de personnes du monde médical ont sans doute fui vers le nord de l’Irak, au Kurdistan, et vers les régions voisines. (Al-Oufok avec les agences de presse


2-3 Les Irakiens toujours privés des services de première nécessité, selon la Croix-Rouge .

De nombreux Irakiens n’ont toujours pas accès aux services de première nécessité, comme les soins de santé, de l’eau propre ou des sanitaires, cinq ans après le début de l’invasion de leur pays par la coalition conduite par les Etats-Unis, selon un rapport publié lundi par le Comité international de la Croix-Rouge .La situation humanitaire en Irak figure parmi les plus critiques du monde, estime le CICR, qui ajoute que le conflit actuel a accentué l’impact des précédentes guerres et des années de sanctions internationales. Les hôpitaux irakiens manquent de personnel qualifié et des médicaments les plus ordinaires, les locaux ne sont pas correctement entretenus, et les établissements publics ne disposent que de 30.000 lits, alors qu’il en faudrait presque trois fois plus -80.000. Rares sont les habitants qui peuvent se payer les cliniques privées à 2 ou 7 dollars (€1,30-€4,50) la consultation dans un pays où le salaire quotidien moyen n’atteint pas les 5 dollars (€3,20). Selon la Croix-Rouge qui cite les autorités irakiennes, plus de 2.200 médecins et infirmières ont été tués et plus de 250 enlevés depuis le début de la guerre en mars 2003. Sur les 34.000 médecins enregistrés en 1990, au moins 20.000 ont depuis quitté le pays. Le CICR constate par ailleurs que la fourniture d’eau s’est également détériorée depuis un an, ce qui se traduit par des coupures et l’utilisation d’eau de mauvaise qualité pour des millions d’Irakiens. Les familles ne disposant que d’un revenu dépensent la moitié de cet argent, soit environ 50 dollars (€32) par mois, rien que pour l’eau. La responsable des opérations dans la région souligne que si la sécurité s’est améliorée dans certaines zones du pays, il faut s’attacher à rétablir l’accès de la population aux services de première nécessité pour éviter que la situation humanitaire ne continue de se dégrader. "Une meilleure sécurité dans certaines parties de l’Irak ne doit pas détourner l’attention du marasme dans lequel se trouvent des millions de personnes à peu près abandonnées à leur triste sont livrées à elles-mêmes", a souligné Béatrice Mégevand-Roggo. (Al-Oufok avec les agences de presse)


Par MARCUS
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Mercredi 26 mars 2008
Point de vue de Patrick Cockburn : Irak = cinq années d’occupation, cinq années de destruction (traduction)

Extrait    21 mars 2008  Cinq années d’occupation ont détruit l’Irak en tant que nation. Bagdad n’est aujourd’hui qu’un assemblage de ghettos hostiles, chiites ou sunnites, séparés par de hauts murs de béton. Les différents quartiers ont chacun leur propre drapeau. Patrick Cockburn, pour The Independent, témoigne de la désagrégation de la nation irakienne et de la flambée de violence provoquée par l’occupation.

Cinq ans après l’invasion de l’Irak, les USA et le gouvernement iraquien prétendent de pair que l’Irak devient un endroit moins dangereux, mais les mesures prises pour la protection de Mr Maliki nous montrent une autre réalité. Des soldats brandissant des armes ont d’abord bloqué toute circulation dans les rues. Puis, 4 véhicules blindés, chacun avec trois mitrailleurs sur le toit, ont surgi d’une issue fortifiée de la Zone verte, suivis de Humvees américains couleur sable [véhicules de transport léger à roues de l’armée américaine] et d’autres véhicules blindés. Enfin, au milieu du convoi filant à toute vitesse, nous avons pu voir six véhicules aux vitres fumées et à l’épreuve des balles, dont l’un devait transporter Mr Maliki. Ces précautions n’étaient pas excessives car Bagdad reste la ville la plus dangereuse du monde. Le Premier ministre irakien ne faisait là que se rendre au siège du parti Dawa dont il est membre et qui n’est qu’à un demi-mile de la Zone verte, mais ses centaines de gardes de sécurité ont agi comme s’ils rentraient en un territoire ennemi. Cinq années d’occupation ont détruit l’Irak en tant que pays. Bagdad aujourd’hui, c’est une collection de ghettos sunnites et chiites hostiles séparés par des murs de béton. Certains districts ont même des drapeaux nationaux distincts. Les secteurs sunnites arborent l’ancien drapeau irakien avec les trois étoiles du parti Baas et les chiites en exhibent une version nouvelle, adoptée par le gouvernement chiite-kurde. Les Kurdes ont leur propre drapeau. Le gouvernement irakien essaie de donner l’impression que la normalité est de retour. Il a été demandé aux journalistes irakiens de ne pas parler de la poursuite de la violence. Quand une bombe a explosé dans le district de Karada, près de mon hôtel, tuant 70 personnes, la police a frappé et chassé des caméramans de la télévision qui essayaient de prendre des images du carnage. Les USA et leurs alliés n’ont jamais vraiment compris la guerre qu’ils gagnaient, commencée le 19 mars 2003. Leurs armées sont entrées facilement dans Bagdad parce que l’armée irakienne n’a pas combattu. Même ce qu’on appelait les unités d’élite de la Garde républicaine spéciale, bien payées, bien équipées et de la même communauté que Saddam, même elles sont rentrées à la maison. La couverture de la guerre par les télévisions et une grande partie de la presse écrite a été extrêmement trompeuse car elle donnait l’impression de combats généralisés alors qu’il n’en était rien. Je suis entré à Mosul et à Kirkuk, deux villes du nord, le jour où elles avaient été prises sans tirer même un coup de feu. Des chars d’assaut iraquiens incendiés encombraient les bords des routes autour de Bagdad, donnant l’impression de violents combats, mais presque tous avaient été abandonnés par leur équipage avant d’être brûlés. La guerre était trop facile. Consciemment ou inconsciemment, les Américains ont cru que ce que disaient ou faisaient les Irakiens n’avait aucune importance. Ils étaient censés se comporter comme les Allemands ou les Japonais en 1945, même si la plupart des Irakiens ne se voyaient pas comme des vaincus. I l y a eu par la suite des controverses acerbes pour savoir qui était responsable de l’erreur majeure de la dissolution de l’armée irakienne. Mais à l’époque, les Américains étaient imbus d’une arrogance impériale, outrancière, et faisaient fi de ce que les Irakiens, militaires ou non, étaient en train de faire. « Ils nous prenaient simplement pour des métèques » dit rudement Ahmad Chalabi, chef de l’opposition. « Nous ne comptions pas ». Dans les premiers mois de la chute de Bagdad, il était extraordinaire, et parfois amusant, de voir les vainqueurs américains se comporter exactement comme les Britanniques à l’apogée de leur puissance dans l’Inde du 19è siècle.  Les méthodes du Raj (période de domination britannique du sous-continent indien - ndt) reprenaient vie. Un ami qui tenait une agence de changes à la Bourse de Bagdad, m’a dit comment un jeune américain de 24 ans, dont la famille était donatrice au Parti républicain, avait pris en charge le marché et donné des conférences à des courtiers sérieusement irrités - la plupart d’entre eux parlant plusieurs langues et étant titulaires de doctorats - sur les vertus de la démocratie. Il y avait une autre idée fausse qui montait à l’époque.La plupart des Irakiens étaient heureux d’être débarrassés de Saddam Hussein. Il avait été un dirigeant cruel et dramatiquement incompétent, il a ruiné son pays. Tous les Kurdes et la plupart des chiites voulaient qu’il parte. Mais cela ne voulait pas dire que les Irakiens de toutes sortes voulaient être occupés par une puissance étrangère.Plus tard, le président Bush et Tony Blair ont voulu laisser croire que le renversement du régime baasiste passait nécessairement par une occupation, mais ce n’était pas le cas. « Si nous partons, ce sera l’anarchie » avaient l’habitude de me dire les gens de l’autorité de l’occupation pour justifier celle-ci à mes yeux. Les Américains sont restés, mais l’anarchie est arrivée quand même. Durant la première année d’occupation, il était aisé de dire comment soufflait le vent. A chaque fois qu’un soldat américain se faisait tué ou blessé à Bagdad, je m’y rendais en voiture aussitôt. Il y avait toujours une foule en délire près des restes d’un Humvee ou d’une tâche de sang sur le bitume. Après un tir contre un soldat, un homme m’a dit : « Je suis un homme pauvre mais dans ma famille on va fêter ça, on va faire cuire un poulet ». Pourtant, c’était l’époque où le président Bush et son secrétaire d’Etat à la Défense , Donald Rumsfeld, affirmaient que les résistants n’étaient que des « vestiges de l’ancien régime », « dans une impasse ». Il y avait encore une idée erronée chez les Irakiens à propos de la profondeur des divisions au sein de leur société. Les sunnites m’avaient accusé d’exagérer leurs différences avec les chiites mais lorsque je parlais des dirigeants chiites éminents, ils levaient la main d’un air dédaigneux et disaient : « Mais ce sont tous des Iraniens ou payés par les Iraniens ». Ceux d’Al Qaïda en Irak sont considérés par les chiites comme des hérétiques qui méritent la mort, comme les Américains. D’énormes bombes lors d’attentats suicide ont explosé sur des places de marché et des processions religieuses chiites, tuant des centaines de personnes, et les chiites ont alors répliqué avec des meurtres de sunnites en représailles par les milices chiites des escadrons de la mort ou par la police. Après que les guérilléros sunnites aient commis un attentat sur le lieu de pèlerinage chiite de Samarra (contre le dôme de la Mosquée d’Or - ndt), le 22 février 2006, les combats entre communautés ont tourné en une véritable guerre civile ouverte. Mrs Bush et Blair ont nié fermement que c’était le cas, mais quel que soit le critère, c’était bien une guerre civile d’une sauvagerie extraordinaire. Torturer avec des perceuses électriques et de l’acide était devenu la norme. La milice chiite armée de Mehdi a mis la main sur une grande partie de Bagdad et en a contrôlé trois quartiers. Quelque 2 millions 200 000 personnes ont fui vers la Jordanie et la Syrie , dont une forte proportion était sunnite. La défaite sunnite dans la bataille de Bagdad en 2006 et au début 2007 a été le motif pour de nombreux guérilléros antérieurement anti-américains de faire, d’eux-mêmes, soudainement alliance avec les forces américaines. Ils avaient tiré la conclusion qu’ils ne pouvaient combattre tout à la fois les USA, al Qaïda, l’armée et la police irakiennes, et l’armée du Mehdi. Il existe maintenant une milice sunnite forte de 80 000 hommes, payée par les USA auxquels elle est alliée, mais hostile au gouvernement iraquien. Cinq années après que les armées américaine et britannique aient pénétré en Irak, le pays n’est plus qu’un terme de géographie.

Patrick Cockburn,    The Independent, 16 mars 2008      http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1840

Par MARCUS
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